Ebola : comment identifier un cas suspect

«On entend beaucoup parler de faux cas suspects, de gens qui ont semé une... (Archives La Tribune)

Agrandir

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) «On entend beaucoup parler de faux cas suspects, de gens qui ont semé une certaine inquiétude dans la population. Mais ces inquiétudes auraient pu être écartées parce que les gens ne correspondaient pas aux critères de cas suspects.»

La Dre Mélissa Généreux, de la Direction de la santé publique de l'Estrie, constate que de nombreuses perceptions par rapport à l'Ebola sont fausses. Elle a donc profité du point de presse de vendredi pour remettre les pendules à l'heure.

> Comment identifier un cas suspect d'Ebola

Pour qu'un cas soit considéré comme suspect d'être une infection à l'Ebola, il faut que le patient réponde à des critères cliniques, mais aussi à des critères d'exposition.

Un de ces critères est particulièrement restrictif : la personne doit avoir séjourné dans les 21 jours précédents dans un pays où il y a une transmission soutenue de l'Ebola. Actuellement, quatre pays répondent à ce critère : la Sierra Leone, le Libéria, la Guinée et la République démocratique du Congo. Une personne ayant été en contact étroit avec un malade atteint d'Ebola est aussi à risque, puisque le virus se transmet par contact entre les muqueuses ou plaies d'une personne saine et les liquides corporels d'une personne malade.

En ce qui concerne les critères cliniques : les symptômes, qui apparaissent entre 2 et 21 jours après avoir contracté le virus, correspondent à une fièvre soudaine durant plus de 24 heures, accompagnée d'un état qui s'apparente à celui d'une grippe. Des troubles d'ordre digestif, de la confusion ou des saignements peuvent survenir par la suite.

Il est à noter qu'un malade n'est pas contagieux tant qu'il n'a pas développé de symptômes.

«Si on n'a pas de combinaison d'exposition et de symptômes, on ne peut pas parler de cas suspect», affirme la Dre Généreux.

«Quelqu'un qui revient d'Afrique, mais qui a séjourné au Maroc [qui n'est pas touché] n'est pas un cas suspect. Quelqu'un qui vomit au centre-ville et qui a la peau noire, mais qui ne revient pas d'Afrique, ne peut pas être un cas suspect», souligne-t-elle avec une pointe de sarcasme, faisant référence à de faux «cas suspects» d'Ebola qui ont semé un vent d'inquiétude au cours des derniers jours (voir autre texte).

Au Canada, aucun cas d'Ebola n'a été confirmé.

Pour plus d'information on peut consulter le santeestrie.qc.ca/ebola/.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer