Ebola : l'Estrie a un plan d'action

Même si les risques de voir un patient... (IMACOM, Maxime Picard)

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Même si les risques de voir un patient atteint du virus Ebola dans la région sont jugés comme étant très faibles, ils ne peuvent pas être exclus, a expliqué hier la Dre Mélissa Généreux, de la Direction de santé publique de l'Estrie, ici aux côtés du Dr Louis Valiquette, du Département de microbiologie et infectiologie du CHUS, ainsi que de Josée Bernier, de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Estrie.

IMACOM, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Les établissements de santé de la région ont un plan d'action pour faire face à d'éventuels cas d'Ebola, ont assuré vendredi plusieurs acteurs du domaine, réunis à l'occasion d'un point de presse organisé par l'Agence de santé et de services sociaux de l'Estrie.

Si les risques de voir un patient atteint du virus dans la région sont jugés comme étant très faibles, ils ne peuvent pas être exclus, a expliqué la Dre Mélissa Généreux, de la Direction de santé publique de l'Estrie.

Dans les cinq centres hospitaliers de la région (le CHUS ainsi que les hôpitaux d'Asbestos, de Coaticook, de Lac-Mégantic et de Magog), un protocole a donc été mis en place au triage pour «rapidement repérer les cas possiblement suspects», soutient la Dre Généreux. Des mesures d'isolement et d'évaluation sont prévues pour prendre en charge ces personnes, ainsi qu'assurer la protection du personnel.

«Dans le modèle estrien, si certains des quatre centres hospitaliers [autres que le CHUS] ne se sentent pas en mesure de compléter toutes les étapes, de façon transitoire, le CHUS a offert d'accueillir les cas potentiellement suspects», précise la Dre Généreux.

Si on suspecte un patient d'être atteint d'Ebola, un prélèvement est fait au CHUS et immédiatement envoyé dans un centre spécialisé, qui retournera les résultats dans les 12 heures suivant l'envoi. On fait également confirmer le diagnostic par le Laboratoire national de microbiologie, situé à Winnipeg. S'il arrivait qu'un cas d'Ebola soit confirmé, le patient serait immédiatement transféré au CHUM ou à l'hôpital Sainte-Justine (si le malade est un enfant).

Par la suite, les personnes ayant été en contact avec le malade seraient identifiées et évaluées par la Direction de santé publique.

L'idéal est qu'un patient potentiellement atteint d'Ebola se présente dans un hôpital, mais s'il advenait qu'il arrive dans un CLSC ou une clinique médicale, un procédé est aussi mis en place pour l'accueillir de façon adéquate.

Les intervenants formés sous peu

Dans les établissements de santé de la région, les intervenants de première ligne sont actuellement en train de recevoir une formation spécifique relative à l'arrivée de patients potentiellement infectés par l'Ebola. Les employés faisant partie du «noyau à risque» devraient être tous formés d'ici les «prochains jours» ou les «prochaines semaines», selon le Dr Louis Valiquette, du Département de microbiologie et infectiologie du CHUS.

Celui-ci confirme que des membres du personnel ont des préoccupations par rapport à la situation. «C'est sûr qu'il y a une certaine inquiétude, et c'est normal. On s'attend à ce qu'ils soient inquiets, mais ils doivent être inquiets pour les bonnes choses. Il y a d'autres infections qui peuvent être contractées en milieu hospitalier, qui mobilisent le même genre d'inquiétudes, et notre façon de les rassurer, c'est en leur offrant l'information la plus à jour que l'on a», explique-t-il. «Actuellement je dors très bien, je suis confiant avec la situation actuelle.»

Les premiers répondants - notamment les ambulanciers et les policiers - seront pour leur part rencontrés à partir de la semaine prochaine.

Ces formations n'ont pas été données plus tôt, parce que toute l'information nécessaire à celles-ci n'était pas disponible, et les recommandations changeaient constamment, affirme la Dre Généreux lorsqu'on lui demande pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de former le personnel. «Je ne pense pas qu'on est si tard que ça, il ne faut pas oublier qu'il n'y a eu de vrais cas suspects nulle part au Québec ou au Canada», ajoute-t-elle.

Par ailleurs, les médecins de la région qui vont travailler auprès de malades ayant l'Ebola doivent, à leur retour au pays, suivre les recommandations provinciales, soit faire de l'autosurveillance en vérifiant leurs symptômes.

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