Deux préalertes Ebola non fondées déclenchées cette semaine

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(SHERBROOKE) Sur la ligne de front lors des urgences médicales, les ambulanciers paramédicaux ont été confrontés à deux reprises à des préalertes d'infection au virus Ebola au cours des derniers jours en Estrie.

Jeudi après-midi, le protocole de préalerte a été mis en place au centre-ville de Sherbrooke alors qu'un homme présentait des symptômes du virus Ebola. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les ambulanciers paramédicaux des Ambulances de l'Estrie ont dû mettre en place à la préalerte pour un cas suspect à Magog.

«Aux deux endroits, ce n'était pas fondé. Le protocole de prévention avait été mis en place», confirme le directeur aux opérations des Ambulances de l'Estrie, Jean-François Pellerin.

Ce dernier explique que les préposés du Centre de communication santé (CCS-Estrie) posent des questions préliminaires en lien avec le virus Ebola lors des appels. Les signes et symptômes de la fièvre hémorragique que sont la fièvre, les vomissements, les diarrhées, les signes d'une hémorragie interne ou des douleurs diffuses sont vérifiés. Le questionnaire en place depuis environ deux mois au CCS-Estrie prévoit aussi une interrogation sur les pays visités au cours des dernières semaines.

«Une fois sur le terrain, nous validons le questionnaire pour savoir si la personne est vraiment à risque pou non», mentionne Jean-François Pellerin.

«Les paramédics se protègent pour ne pas être contaminés. Étant donné que le virus se transmet par les liquides biologiques, ils enfilent une combinaison.»


Lors de l'appel d'urgence de jeudi dernier vers 14 h près du 50 de la rue King Ouest, la personne affirmait que des membres de sa famille avaient visité un pays Africain, avait de la fièvre et vomissait. Un contact rapide avec des membres de sa famille a permis d'infirmer les informations et du même coup le risque d'infection au virus Ébola.

«Les paramédics se protègent pour ne pas être contaminés. Étant donné que le virus se transmet par les liquides biologiques, ils enfilent une combinaison. Le protocole se bonifie avec les expériences de cas ailleurs. Nous ne voulons pas répéter les mêmes erreurs survenues ailleurs. Nous modifions la procédure au fur et à mesure. Une formation supplémentaire sera donnée à notre personnel au cours des prochaines semaines», mentionne Jean-François Pellerin.

La procédure prévoit que les ambulanciers paramédicaux doivent aussi avertir les autorités médicales dans le cas d'une préalerte au virus Ébola.

«Dans les deux cas survenus cette semaine, cette préalerte à l'hôpital a été annulée. Nous sommes prêts à faire face à d'éventuels cas du virus Ébola afin que personne ne soit mis en danger», assure le directeur aux opérations des Ambulances de l'Estrie.

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