Budget Leitao: le milieu communautaire craintif

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Carlos Leitao

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Les compressions que le gouvernement Couillard s'apprête à annoncer font craindre le pire aux organismes communautaires. Même si Québec espère préserver le filet social, les coupures « finissent toujours par toucher les plus démunis », estiment les quelque 160 représentants du milieu communautaire qui étaient réunis jeudi au Musée de la nature de Sherbrooke dans le cadre d'une journée d'information portant sur l'impact qu'auront les mesures d'austérité du prochain budget Leitao.

Déjà, depuis quelques années, les organismes communautaires se considèrent à bout de souffle en raison du sous-financement qui les empêche de remplir adéquatement leur mission auprès de milliers de citoyens à travers le Québec.

Des organismes tels La Chaudronnée de l'Estrie, Illusion-Emploi ou le Centre de femmes La Passerelle estiment que la créativité dont ils ont fait preuve au cours des dernières années a atteint ses limites.

Dans le cas de La Chaudronnée, la situation est déjà préoccupante, précise François Lemieux. « Déjà, nous n'avons plus les ressources financières et humaines pour répondre aux besoins actuels, dit-il. Et les prochaines années promettent d'être très difficiles sur le plan humain pour toutes les personnes qui auront besoin de nos services. »

Manon Brunelle, d'Illusion-Emploi, a témoigné du fait que les organismes comme le sien sont déjà soumis à d'énormes pressions liées à la détresse économique que vivent leurs clientèles. Ajouter à cette situation de nouvelles mesures d'austérité, au nom de l'équilibre budgétaire, ne ferait qu'empirer la situation.

« Adopter des mesures d'austérité qui auront pour effet d'ajouter une pression économique sur une population déjà fragilisée et accentuer les écarts de richesse, que ce soit par une augmentation des tarifs et une diminution des services, est inadmissible », dit-elle.

Enfin, Andrée Larrivée, du Centre des femmes La Passerelle, fait valoir que les bénéficiaires de ce centre sont souvent en situation de précarité économique lorsqu'elles ont recours aux services d'aide de l'organisme.

« Les femmes sont les premières touchées lorsqu'il est question de pauvreté et nous ne pouvons qu'anticiper qu'elles seront nombreuses à subir les effets des coupures dans les services publics. »

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