Attentats: les députés ne veulent pas céder à la paranoïa

Les députés de Sherbrooke et de Richmond à l'Assemblée nationale, Luc Fortin et... (Photo PC)

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(SHERBROOKE) Les députés de Sherbrooke et de Richmond à l'Assemblée nationale, Luc Fortin et Karine Vallières, estiment tous deux qu'il faut éviter de céder à la paranoïa. Si leurs pensées ont rapidement été tournées vers les élus, le personnel politique et les employés du parlement, ils admettent que les événements d'hier amènent à réfléchir sur la sécurité.

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Karine Vallières

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« Il ne faut pas céder à la panique, mais ça nous recentre sur le fait que ça peut arriver. Même à mon bureau de circonscription, je demande à mon personnel de ne pas rester seul. Nous avions déjà installé des caméras à l'extérieur. Je pense à la démocratie. Je pense à nos familles. Je ne suis pas une députée qui attire les foudres. Je plaide pour les compromis, mais il arrive que ça brasse dans mes activités de circonscription. J'avais donc déjà décidé de ne jamais faire de représentation seule », commente Karine Vallières.

« Au-delà de vouloir représenter les gens, il est certain que je ne veux pas mettre ma sécurité en danger, ajoute-t-elle. Ça nous amène à nous assurer des systèmes de sécurité non seulement près de l'Assemblée nationale, mais aussi autour des parlementaires. »

Mme Vallières ne compte pas pour autant renforcer la sécurité autour d'elle. « J'ai déjà eu à porter plainte à la Sûreté du Québec parce que quelqu'un me harcelait sur Facebook. On oublie que pour certaines personnes, on représente l'image du gouvernement et qu'elles peuvent s'en prendre à nous. »

«Chacun doit être prudent, mais je ne pense pas qu'on se rende à renforcer la sécurité pour chacun.»


Luc Fortin s'est d'abord réjoui de savoir son homologue sherbrookois Pierre-Luc Dusseault en sécurité. « Ce qui se passe est inquiétant, mais céder à la panique serait donner raison à ces gens-là. La démocratie doit continuer de s'exprimer. À Québec, nous avons déjà des mesures de sécurité imposantes et assez étanches. Nous discutions de leur resserrement avant même les événements d'aujourd'hui (mercredi). »

Une valise laissée près du parlement avait tenu les services de sécurité en alerte avant les dernières élections. Si elle s'était avérée inoffensive, ladite valise avait relancé les réflexions.

« Chacun doit être prudent, mais je ne pense pas qu'on se rende à renforcer la sécurité pour chacun. Je ne me sens pas menacé quand je me trouve à Sherbrooke. La société et le monde évoluent. L'ensemble du gouvernement suivra la situation très attentivement et la sécurité des Québécois sera toujours une priorité. »

Un plan d'évacuation est bien établi à l'Assemblée nationale et tous en connaissent la nature. Luc Fortin mentionne toutefois que ledit plan ne fait pas de distinction entre les situations d'urgence. Il n'y a donc pas de directives particulières à la situation d'un tireur dans l'établissement.

M. Fortin ajoute que les députés sont habituellement informés quand une menace plane sur leur sécurité, mais que ce genre de situation est très rare.

Le député de Sherbrooke a eu une pensée pour ses collègues d'Ottawa à la reprise des activités à Québec en après-midi. « Il ne faut pas céder à la psychose, mais on ne peut pas faire abstraction des événements non plus. Il faut agir de manière responsable et nous prendrons les mesures nécessaires. »

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