Le souvenir de la tragédie de 1984 refait surface pour Yvon Vallières

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La sécurité a été augmentée mercredi à l'Assemblée nationale.

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(SHERBROOKE) Les images de la fusillade à Ottawa ont ravivé de mauvais souvenirs à ceux qui ont vécu le drame de 1984 à l'Assemblée nationale, alors que Denis Lortie avait tué trois personnes.

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Yvon Vallières

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« Il y a plusieurs éléments qui ressemblent à ce qui s'est passé à Québec », raconte l'ancien député libéral Yvon Vallières. « Ça ressemble étrangement à ce qui s'est passé à Québec à l'époque », témoigne également l'ex-directeur du Service de police de Sherbrooke (SPS), Gaétan Labbé, qui était alors policier à Québec.

« On avait reçu un appel pour un tireur fou dans l'Assemblée nationale », indique M. Labbé, qui est maintenant retraité et collaborateur au 107,7 Estrie. « Le drame d'Ottawa a éveillé plusieurs souvenirs. La façon dont les policiers se déplacent, la cacophonie sur les ondes radio, le déplacement des policiers... » se remémore-t-il.

« En 1984, la formation n'était pas aussi pointue. » Aujourd'hui, par exemple, les policiers n'attendent plus l'arrivée d'une escouade tactique pour intervenir. M. Labbé souligne que ce sont ces collègues qui sont intervenus en 1984; il était alors en congé.

Une situation peinante

M. Vallières a eu la chance, à l'époque, d'être d'abord passé à l'hôtel. « J'étais en retard d'environ une demi-heure, j'étais allé porter mes valises. J'ai vu le déploiement policier... », raconte celui qui est maintenant installé à Beauport avec sa conjointe.

« On est dans une société de grande qualité démocratique, mais il faut vivre une situation comme celle-là pour se rendre compte à quel point c'est fragile », note M. Vallières. « Je trouve ça peinant, j'étais triste de voir cela. »

Réal Rancourt, qui était député péquiste et vice-président de l'Assemblée nationale en 1984 mais absent au moment de la tuerie, ne veut pas établir de parallèle trop rapidement.

« Ce qui est malheureux, c'est que le citoyen peut et doit avoir accès à ces institutions. Ils se retrouvent à passer des barrières. Ça va s'élargir à tous les niveaux, c'est désolant. »

Même si plusieurs mesures de sécurité étaient déjà en place à Ottawa, M. Vallières n'est pas surpris qu'un ou des individus aient réussi à pénétrer à l'intérieur du parlement. « Si quelqu'un arrive avec une arme d'assaut, il a le temps de faire des dommages. »

Après la tragédie de 1984, les mesures de sécurité avaient été considérablement renforcées. « On nous avait dit qu'après ce qui s'est passé à Québec, le parlement canadien et à travers le Canada avaient aussi augmenté la sécurité », se remémore M. Rancourt, en se disant surpris qu'un tireur ait pu s'infiltrer à l'intérieur du parlement.

Comme M. Rancourt, Yvon Vallières s'attend à un resserrement des mesures de sécurité. « On a des parlements très ouverts, au Canada, pour l'accessibilité au public. Il y a des endroits où la sécurité est beaucoup plus resserrée », indique M. Vallières en citant l'ONU. « Les mesures qu'on a sont très discrètes. Je ne suis pas un spécialiste, mais on devrait rendre plus visible la protection de nos parlements pour que ce soit plus dissuasif. »

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