Matières dangereuses: Lac-Mégantic confirme l'ajout de quatre exigences

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Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) Comme elle l'avait annoncé la semaine dernière, la Ville de Lac-Mégantic a augmenté ses conditions afin de permettre à la compagnie Central Maine & Quebec Railway (CMQ) de reprendre le transport de matières dangereuses, autres que le pétrole brut, au centre-ville de la municipalité.

Cette entente prévoit notamment une vitesse maximale des convois à 16 km/h dans un rayon de quatre km de la ville, ne pas transporter de pétrole brut à moins de quatre km de la ville, prévoir un équipage d'au moins deux personnes à bord de chaque train, un ingénieur et un conducteur, et de ne pas stationner un train en haut d'une pente, particulièrement à Nantes et Frontenac, à moins que ce soit sur une voie d'évitement équipée de dérailleurs actifs.

À son assemblée de lundi soir, le conseil municipal a convenu, par résolution officielle, de demander à CMQ, en plus de respecter intégralement toutes les conditions d'exploitation de l'entente de juin, de s'assurer qu'un train stationné sur une voie d'évitement ne soit jamais laissé sans la surveillance d'au moins un membre de l'équipage, que la compagnie mette de l'avant une mesure afin que l'état des rails soit vérifié au moins deux heures avant le passage d'un convoi transportant des matières dangereuses, qu'elle mette en place un plan d'intervention d'urgence en cas d'accident impliquant des matières dangereuses, et que tous ses employés soient formés pour réagir dans de telles circonstances.

Cette décision est apparue nécessaire alors que le pdg de CMQ, John Giles, a confirmé dans une lettre ouverte publiée dans l'hebdo local jeudi que l'amélioration des voies et infrastructures et le remplacement des vieilles locomotives étant pratiquement terminés, il avait l'intention de lever l'embargo et de recommencer sous peu à transporter des matières dangereuses. Les revenus de transport de ces matières, comme le propane, sont nécessaires pour la rentabilité de sa compagnie, a-t-il justifié, ajoutant qu'il n'y transporterait pas de pétrole brut avant 2016.

Pour la mairesse Colette Roy Laroche, il était important que les conditions de reprise des activités de transport par train soient exprimées légalement, dans une résolution écrite officielle.

Cela n'a pas empêché un citoyen insatisfait de ces mesures supplémentaires de proposer, au moment de la période de questions, «la formation d'un comité de prévention, qui pourrait inclure un conseiller municipal dans sa composition, et qui prendrait des décisions, pas pour travailler contre la Ville, mais pour recevoir, par exemple, les rapports d'inspection de la compagnie de train et ceux du fédéral, pour protéger les citoyens».

Son argument principal: la Ville de Lac-Mégantic est dans une position difficile pour mettre de la pression. Elle attend de l'aide du gouvernement, d'un côté, elle ne peut se montrer très exigeante, de l'autre...

La mairesse Roy Laroche lui a répondu qu'elle allait en discuter sérieusement.

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