Richmond: l'eau fluorée disparaîtra en 2015

Le denturologiste Richard Arsenault et sa conjointe Josée Cardin ont milité durant... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Le denturologiste Richard Arsenault et sa conjointe Josée Cardin ont milité durant deux ans et demi au sein du Regroupement de citoyen (ne) s pour une eau saine à Richmond pour le libre choix sur lafluoration de l'eau potable.

Imacom, Jocelyn Riendeau

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<p>Christine Bureau</p>

(Richmond) Le débat sur la fluoration de l'eau potable est finalement clos à Richmond. Lors d'une consultation populaire qui tenait lieu de référendum, les 541 personnes qui se sont déplacées pour voter ont rejeté à 75 % l'engagement pris par la Ville en 2009 auprès du ministère de la Santé et des Services Sociaux.

«C'est le travail de deux ans et demi qui se concrétise. Deux ans et demi de poignées de mains, d'éducation, de cognage aux portes», a lancé l'un des membres du Regroupement des citoyen (ne) s pour une eau saine à Richmond, Richard Arsenault, visiblement soulagé.

Le groupe militait depuis 2012 contre la fluoration de l'eau potable. Ses membres se disaient inquiets des répercussions sur la santé de la population, en plus de douter de l'efficacité de cette mesure. «Je n'en reviens tout simplement pas du résultat. L'Agence de Santé et des Services Sociaux (ASSS) de l'Estrie et le gouvernement du Québec devront en prendre bonne note. L'acceptabilité sociale d'un projet est en train de devenir un must [...]. La population s'est retrouvée en 2010 devant un fait accompli», a-t-il poursuivi.

Du côté de la Ville, on soutient que l'entente sur la fluoration a été prise de bonne foi et au vu et au su de toute la population. «C'était une mesure de santé publique recommandée par le gouvernement. À l'époque, il n'y avait aucune contestation. L'ASSS et le CLSC nous encourageaient», rappelle le maire de Richmond, Marc-André Martel.

Le denturologiste Richard Arseneault avoue lui-même avoir été en 2008 en faveur de la fluoration, avant de changer son fusil d'épaule.

«La fluoration n'était pas encore un sujet d'actualité. Ça l'est devenu par la suite», a indiqué le maire.

127 152 $ à rembourser

L'abandon du programme de fluoration de l'eau a cependant un coût. Selon l'entente prise avec le gouvernement, la Ville peut se retirer du programme après cinq ans en remboursant 50 % des frais payés par le gouvernement pour l'installation, soit 127 152 $ des 254 304 $.

Pour ne pas faire de l'aspect financier un enjeu trop important de la consultation populaire, la Ville répartira sur deux ans le remboursement de ces frais par les citoyens. Ainsi, les propriétaires d'une résidence unifamiliale débourseront durant deux ans 50 $ de plus sur leur tarif d'aqueduc. La somme sera de 25 $ pour un logement, 40 $ pour un commerce et 50 $ pour une entreprise.

Un taux de vote à 25 %

Dimanche, autant les membres du Regroupement que la Ville étaient soulagés de laisser le débat sur la fluoration derrière eux. Le maire Martel aurait toutefois aimé voir plus de gens prendre position. Sur une possibilité de quelque 2200 personnes, 541 sont sorties voter, un taux de participation qui frôle à peine les 25 %.

«Le seule chose qui me déçoit, c'est le nombre de personnes qui ont voté. Pas les résultats, ça ça ne me dérange pas. J'aime mieux justement avoir un écart assez large qui montre un appui clair d'un côté», a-t-il fait savoir.

Du côté du Regroupement, on s'attendait à un taux de participation de 25 à 30 %. Richard Arsenault souligne que malgré les efforts mis par la Ville, le Regroupement et l'ASSS pour informer la population, plusieurs ignoraient encore hier la tenue d'une consultation publique sur la fluoration de l'eau potable.

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