«Magasiner» son école secondaire...

Jean Grenier encourage son fils Charles à choisir un programme enrichi,... (Imacom, René Marquis)

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Jean Grenier encourage son fils Charles à choisir un programme enrichi, qu'il soit au public ou au privé, tandis que sa fille aînée Élise, elle, a déjà fait le saut au Collège Mont Notre-Dame.

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Révolue, l'époque où les élèves entraient directement à leur école secondaire de quartier... tout simplement. Une tonne de possibilités s'ouvrent maintenant aux « finissants » du primaire : école publique ou privée, programme X, Y, Z... L'exercice de sélection commence parfois aussi tôt qu'en cinquième année. Alors que la saison des portes ouvertes bat son plein, que le financement des écoles publiques et privées se retrouve sous les projecteurs, La Tribune a sondé quelques parents, afin de voir ce qui guide leurs choix et ceux de leurs enfants.

Père de quatre enfants âgés entre 6 et 13 ans, Jean Grenier avait déjà visité des écoles (publiques et privées) l'an passé avec son fils Charles, maintenant en sixième année. Comme le choix n'est pas fait définitivement, ils se prêteront à l'exercice encore cette année. Parmi les critères observés, il cite la présence de programmes enrichis. «Nos enfants, on est chanceux, ils ont de la facilité... On veut des programmes enrichis pour les stimuler.»

École publique ou privée? L'aînée du couple fréquente le Collège Mont Notre-Dame, mais les deux réseaux font partie des scénarios. M. Grenier a fait ses études dans une école privée et avoue avoir un préjugé favorable pour ce réseau, tandis que sa conjointe, aujourd'hui ingénieure, a fréquenté une école secondaire publique. Peu importe le choix que fera son fils, il estime que les écoles en vue ont des bases solides.

Sébastien Maltais, également père de quatre enfants, «magasine» les écoles avec son fils. «On a visité trois écoles pour valider son choix», commente-t-il en précisant qu'il s'agissait d'écoles publiques. Il ne cache pas qu'il trouve le réseau privé trop cher. «Ma conjointe l'a fréquenté et pour elle, c'était très intéressant...» «Je trouve que notre système (public) pourrait aller mieux, mais il fait des choses extraordinaires.»

M. Maltais est agent de communication à l'Université de Sherbrooke et il est installé à Drummondville avec sa famille. Pour le moment, son fils, très actif, est vraiment tenté par le programme sports-vie active de l'école Marie-Rivier. Pour être accepté, il devra toutefois passer à travers certains tests, dont des tests physiques. Le couple a aussi une fille de 8 ans et des jumeaux de deux ans et demi. Comme la fillette de 8 ans voit son frère se questionner sur son choix d'école, le sujet a déjà été abordé avec elle. «On a commencé à en parler par la force des choses. Notre école de quartier offre un programme en danse, probablement que ce sera le choix de ma fille.»

Baisse de financement

N'empêche que si le gouvernement allait de l'avant avec une importante baisse de financement des écoles privées et que les frais de scolarité bondissaient, Jean Grenier et sa conjointe auraient à réfléchir à la question.

Les établissements ne négligent rien lors des portes ouvertes, avec la tenue d'une foule d'activités. Ils présentent leur meilleure carte de visite en vue de la période d'inscription. «J'ai l'impression que c'est sur une base solide, même s'ils mettent du crémage.»

Pour Sandra Amiel, Française d'origine, le choix est complexe : elle et sa famille sont arrivées à Sherbrooke en mai 2013. «Par rapport à la France, c'est différent, car il y a des tests et on n'a pas beaucoup de recul. On a regardé les options, les programmes, on fait les portes ouvertes. On essaie de trouver ce qui correspond le mieux à Enzo.» En France, les enfants fréquentaient l'école privée. La mère de famille avait d'abord en tête de dénicher une école privée pour son fils. Pour le moment, ce dernier penche davantage pour le Triolet. Reste à voir quel sera le choix définitif.

Chose certaine, l'école secondaire n'est plus ce qu'elle était. «J'aurais aimé avoir accès à ce genre de programmes... J'aurais le goût de retourner à l'école quand je vois ça, c'est une vraie chance!» lance Jean Grenier.

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