Vent d'indignation après un incident au CSSS des Sources

Un homme blessé à la tête, gisant au... (La Tribune, Yvan Provencher)

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Un homme blessé à la tête, gisant au sol dans une flaque de sang devant le centre hospitalier d'Asbestos, n'a pas reçu d'assistance du personnel médical, ce qui a créé une vague d'indignation dans la population.

La Tribune, Yvan Provencher

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) Un incident survenu au début du week-end dernier a créé un vent d'indignation dans la communauté asbestrienne, plusieurs citoyens s'interrogeant sur un refus d'assistance du personnel du CSSS des Sources à une personne blessée à peine à quelques mètres à l'extérieur du centre hospitalier d'Asbestos.

Vendredi dernier, vers 21 h, un passant a aperçu un homme blessé à la tête, gisant dans une flaque de sang dans la rue à la hauteur de l'entrée principale du CSSS des Sources. Le passant s'est rendu rapidement au CSSS pour demander de l'aide, demande rejetée par le personnel en place à l'urgence du centre hospitalier. Des patients qui se trouvaient dans la salle d'attente se sont alors rendus à l'extérieur pour prêter main-forte à l'individu blessé.

Devant le refus du personnel en place de porter assistance à l'extérieur du bâtiment, des échanges verbaux ont eu lieu entre des patients et le personnel, ces derniers indiquant ne pouvant rien faire, car c'était plutôt aux ambulanciers d'intervenir. Une personne a alors appelé le service 9-1-1 et ce sont des ambulanciers qui sont venus prendre en charge le blessé pour le conduire par ambulance à l'urgence située à environ 25 mètres de là.

Selon les informations obtenues, l'homme se trouvait en état d'ébriété. Une fois rencontré à l'urgence, il a été soigné et a obtenu son congé, son état n'inspirant aucune crainte de détérioration. En soirée, l'urgence était bondée, avec 19 personnes en attente et cinq patients alités sur civière.

Dans les jours qui ont suivi, les médias sociaux se sont emparé de cet événement, plusieurs y allant de commentaires peu gracieux et peu élogieux, signifiant leur incompréhension des faits soulevés, se basant sur l'aspect humain devant guider une intervention en pareille circonstance.

ÉVÉNEMENT SOUS ENQUÊTE

La direction générale de l'établissement a fait savoir que des vérifications ont été faites auprès du personnel pour comprendre la suite des événements. Le commissaire local aux plaintes et à la qualité des services a également été informé de l'incident et invité à faire un rapport. Cette demande fait suite non pas à une plainte formelle, mais à une requête du directeur général du CSSS des Sources, Mario Morand. Un rapport d'enquête devrait en principe être déposé d'ici trois semaines.

Le directeur général a indiqué que les premiers éléments de l'enquête laissent croire que le personnel de l'urgence n'aurait pas été avisé adéquatement de l'état de la victime ou qu'il y aurait eu une mauvaise perception de la situation à partir du message reçu, paroles ne laissant pas croire que la personne était blessée ou en détresse. Du même souffle, il confirme qu'en aucun cas, un médecin ne peut quitter l'urgence pour intervenir à l'extérieur, pouvant être blâmé pour un tel geste, ce qui n'est toutefois pas le cas pour du personnel infirmier pour porter assistance en attendant les services ambulanciers.

Il y a quelques semaines, le personnel infirmier était intervenu dans le stationnement du centre hospitalier pour porter assistance à une personne en détresse respiratoire dans son véhicule, fracassant une vitre de l'auto afin de pouvoir retirer la personne du véhicule et lui porter les soins adéquats.

«Nous tenons malgré tout à aller au fond des choses et l'enquête nous permettra de connaître ce qui a pu se passer, de clarifier les versions discordantes», a précisé le directeur général qui a conclu qu'éventuellement les résultats de l'investigation permettront d'élaborer des politiques claires d'intervention, si un tel besoin devait en émaner.

Monsieur Morand a finalement invité par communiqué les usagers du CSSS des Sources à utiliser le processus formel d'expression des plaintes dans les cas qui les préoccupent, en s'adressant au commissaire local aux plaintes et à la qualité des services. «Il s'agit là du meilleur canal pour exprimer ses doléances dans des dossiers qui s'avèrent parfois trop délicats pour être discutés sur la place publique."

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