Foresta Lumina: à l'an prochain!

Caroline Sage... (Imacom, Jessica Garneau)

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Caroline Sage

Imacom, Jessica Garneau

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(Coaticook) Foresta Lumina accueillait dimanche ses derniers visiteurs, marquant la fin d'une première saison qui a pris les Coaticookois, la région et le Québec tout entier par surprise. Sans compter les administrateurs du Parc de la Gorge qui ont rapidement dû apprendre à gérer un succès aussi vertigineux qu'instantané.

Un bilan qui se solde avec un peu plus de 70 000 spectateurs répartis sur 57 représentations, soit un achalandage près de 12 fois supérieur à l'objectif initial de 100 spectateurs par soir.

Étonnamment, ce sont les deux soirées réservées exclusivement à la population coaticookoise qui ont enregistré le plus faible taux d'achalandage, soit un total de 465 spectateurs. Manque d'intérêt ou manque d'information, ceux qui en ont profité ont grandement apprécié cette attention particulière.

D'autre part, la directrice générale du parc et de Foresta Lumina, Caroline Sage, reconnaît que la météo favorable de cet été a largement joué en faveur de Foresta Lumina, puisque la pluie a contraint le Parc de la Gorge à fermer son parcours multimédia seulement deux soirs.

S'adapter sans relâche

Lignes téléphoniques surchargées, stationnements remplis à surcapacité, files d'attente interminables, le début de saison a été marqué par une très intensive période d'adaptation.

« La première saison a été une saison test à plusieurs niveaux et malgré tous les ajustements apportés, nous sommes conscients que la situation n'était pas encore idéale, mais il nous était impossible de faire davantage cette année, fait remarquer Mme Sage. Par contre, avec tout ce qu'on sait aujourd'hui et avec tous les commentaires que nous avons reçus, il nous sera beaucoup plus facile d'apporter les améliorations nécessaires. »

Parmi les principaux irritants, on note, entre autres, les bruits reliés aux stationnements dans les quartiers résidentiels. « Je trouve que les gens du quartier nord de Coaticook ont été extrêmement tolérants, souligne Mme Sage. Il est certain que nous allons nous ajuster en fonction de leurs commentaires. » Idem du côté technique où les écarts de température se sont fait sentir sur la performance des équipements. « En général, la technologie a bien fonctionné à 93 %, tient à préciser Caroline Sage. Mais il est vrai qu'à 32 °C, les équipements ont eu chaud, alors que cet automne, c'est l'humidité qui nous a causé quelques problèmes. »

En tête de liste des améliorations 2015, le temps d'attente qui sera contrôlé par l'accès à la réservation en ligne, une mesure qui n'a pu être appliquée cette année, faute d'avoir accès à une technologie adéquate. « Nos systèmes de téléphonie et d'informatique seront entièrement révisés, précise Mme Sage. On attend de fermer la saison pour apporter les changements. » L'an prochain, il sera aussi possible de profiter de divers forfaits proposant hébergement, restauration et attraits de la région.

Bien entendu, on compte bonifier et améliorer le parcours, ainsi que l'expérience. « Nous travaillons déjà avec Moment Factory afin de prolonger le parcours à deux endroits et revoir la magie de certains secteurs. On ajustera aussi certains éléments afin de rendre le contenu plus clair et l'histoire plus facile à suivre. » L'accueil du site lui-même sera redessiné afin d'aménager une salle d'attente, un espace qui sans contredit plus agréable que la file d'attente sur le trottoir.

Plus de revenus, plus de dépenses

Au terme de cette première saison, le produit Foresta Lumina aura coûté 910 000 $ comparativement au 800 000 $ estimés. « En dehors de la facture de Moment Factory, les caméras de sécurité n'étaient pas prévues, pas plus que l'installation du WiFi à la grandeur du parc, ainsi que l'ajout d'éclairage pour améliorer la sécurité du site », explique Caroline Sage.

Quant à ses coûts d'exploitation, si les revenus se sont avérés largement au-delà des prévisions budgétaires, il en va de même des dépenses, dont certaines ont été plus élevées que prévu, alors que d'autres n'avaient pas été budgétées. « Tout comme l'achalandage, nos frais prévisionnels ne tiennent plus la route, mais il est certain que nous allons dégager un profit, affirme Caroline Sage. Lequel? Je ne le sais pas encore, mais c'est ce profit qui déterminera nos priorités et jusqu'où nous pourrons améliorer le produit. »

À noter que l'ouverture de la prochaine saison est déjà prévue pour le long congé de la fête de la Reine au mois de mai 2015.

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