La CRÉ de l'Estrie sent un manque de considération du gouvernement

Jacques Demers, président de la CRÉ de l'Estrie... (Archives La Tribune)

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Jacques Demers, président de la CRÉ de l'Estrie

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(Sherbrooke) Préoccupée par un manque de considération de la part du gouvernement à son égard, la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l'Estrie a adressé vendredi une troisième lettre au ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Pierre Moreau, ainsi qu'au ministre responsable de l'Estrie, Pierre Paradis.

Dans cette missive, signée par le président Jacques Demers, l'organisme sollicite une rencontre avec M. Paradis dans les plus brefs délais et demande au gouvernement de réaffirmer son intention de préserver les CRÉ, tout en soulignant l'importance de celles-ci pour les régions.

«On veut parler avec [le ministre Pierre Paradis] des priorités pour l'Estrie. Je pense qu'il est grand temps que l'organisme qui représente la région rencontre le ministre responsable de la région... On a le rôle de travailler ensemble. En ce moment, ça va très bien avec les différents députés de la région, on les sent très présents. Il est temps que notre ministre régional fasse partie de l'équation, c'est notre lien le plus direct avec les ministères», a-t-il souligné vendredi en entrevue avec La Tribune.

De nombreuses réformes régionales

Les réformes dans les structures régionales sont nombreuses ces temps-ci, notamment avec les discussions qui entourent une possible abolition des commissions scolaires ainsi que la réforme du système de santé proposée par le ministre Gaétan Barrette. En ce qui concerne ces deux derniers exemples - qui sont majeurs -, la CRÉ n'a pas été consultée. «Quand on parle de santé ou d'éducation, non, on n'a pas eu de discussions de ces côtés-là», confirme M. Demers. «On a la chance à la CRÉ d'avoir représentants de ces domaines autour de la table au conseil d'administration. Il me semble que c'est une belle occasion d'en discuter ensemble.»

Ce n'est pas la volonté de modifier les structures qui inquiète M. Demers, plutôt la façon dont c'est fait. «Qu'ils remettent en question chacun des organismes, c'est une approche très saine et on appuie ce côté-là», dit-il. «Mais il faudrait faire partie au moins des discussions pour donner une couleur régionale à celle-ci. C'est ce qui fait notre force au Québec, nos différences.»

Le président se montre par ailleurs dubitatif quant aux discours de décentralisation du gouvernement dont il a été question il y a deux semaines au congrès de la Fédération des municipalités du Québec. «Avec tous ces organismes régionaux en train de disparaître et qui ont moins de pouvoir, c'est un peu de la centralisation qui est en train de se passer.»

Jacques Demers se questionne sur le rôle que le gouvernement souhaite faire jouer aux CRÉ à l'avenir. «Ça nous prend un endroit mixte où on retrouve aussi la société civile. On a des représentants du secteur universitaire, de l'Union des producteurs agricoles, du domaine de la santé, de la formation... tous ces gens-là représentent un beau mélange de ce qu'on est en Estrie. C'est un lieu de concertation important.»

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