Cookshire-Eaton change de stratégie dans le dossier des Esséniens

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Noël Landry

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Christine Bureau
La Tribune

(Cookshire-Eaton) La Ville de Cookshire-Eaton change de stratégie dans le dossier des Esséniens. Elle compte désormais sur la Loi sur la fiscalité municipale pour réclamer des sommes au groupe spirituel installé sur le chemin Brochu.

Sous prétexte qu'il est un groupe religieux, L'Ordre des Esséniens n'a pas encore déboursé un sou en taxes foncières depuis qu'il a acheté il y a sept ans l'ancien domaine Drolet, aujourd'hui évalué à 2,9 millions $.

Le maire de Cookshire-Eaton, Noël Landry, mise dorénavant sur une autre piste pour faire avancer le dossier. « Selon la Loi sur la fiscalité municipale, il est permis de réclamer par un règlement une portion des services rendus par la municipalité », a-t-il indiqué, donnant en exemple les services d'incendie et de police.

Une rencontre entre les deux parties, qui devait avoir lieu mercredi matin, a été annulée par le représentant de L'Ordre.

Il ignore toutefois combien il pourrait récupérer. « Je n'ai pas encore fait le calcul. Il va falloir aller faire le calcul sur place, mais ils ont refusé de laisser entrer notre inspectrice municipale. Ça va nous prendre un mandat », a-t-il expliqué.

La Ville abandonne ainsi son intention de réclamer 33 000 $ en taxes municipales aux Esséniens. Elle s'appuyait alors sur la décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) de classer comme « récréatif » le domaine de L'Ordre. Les Esséniens « ont acheté une ancienne église pour y pratiquer leur culte. Il n'y a donc plus de lieu de culte sur la propriété ici concernée », avait noté la Commission.

« On a parlé à nos avocats et du point de vue fiscal et de la taxation, il faut respecter la loi », a finalement fait valoir le maire, avec du recul. La loi québécoise prévoit une exemption de taxes foncières pour tout immeuble utilisé à des fins religieuses, la disposition invoquée par L'Ordre pour ne pas payer sa facture.

Une rencontre avortée

La Ville n'a pas encore eu l'occasion de présenter son nouveau « point de vue » aux Esséniens installés sur son territoire. Une rencontre entre les deux parties, qui devait avoir lieu mercredi matin, a été annulée par le représentant de L'Ordre. « Disons qu'il y a peut-être une méfiance de part et d'autre », a supposé le maire.

Depuis que l'enquête menée par La Presse a été publiée la semaine dernière, L'Ordre des Esséniens a soulevé de nombreuses questions au sein de la population. « Disons que la population en général est derrière la municipalité », a laissé entendre le maire. Aucune plainte officielle n'a toutefois été déposée.

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