Un projet de Dairy Queen inquiète à Magog

Des propriétaires de bars laitiers à Magog s'inquiètent... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Des propriétaires de bars laitiers à Magog s'inquiètent face au projet de nouveau Dairy Queen au centre-ville. Sur la photo, on reconnaît Louise Picard, Marie-Josée Leduc, Luc Tétrault ainsi que Nancy Croteau. Absente de la photo, la propriétaire de la Banquise, Lyne Beaudette, est solidaire du groupe.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) Tout laisse croire qu'une crèmerie Dairy Queen fera son apparition dans le paysage magogois en 2015. Ce projet ne fait toutefois pas le bonheur des propriétaires de bars laitiers au centre-ville de Magog, qui sont inquiets des répercussions que ce nouveau joueur aura sur les activités de leur commerce.

Selon les informations obtenues par La Tribune auprès de la maison-mère, la famille Nguyen, déjà propriétaire des deux franchises Dairy Queen à Sherbrooke, est en voie d'en ouvrir une troisième à Magog.

Conseiller au développement de la marque dans l'Est du Canada, Éric Rochefort se montre des plus confiants que le projet verra le jour. La famille Nguyen serait sur le point d'acheter un bâtiment commercial au centre-ville de Magog, en bordure de la rue Merry. Le financement ne devrait pas poser de problème, selon lui.

M. Rochefort ne peut dire à quel moment exactement la future crèmerie ouvrira ses portes. Il indique toutefois que l'objectif est d'accueillir les premiers clients au début de mai 2015, peut-être même avant. Le commerce restera en activité 12 mois par année.

Le représentant de Dairy Queen reconnaît que le marché magogois n'est probablement pas le plus effervescent ni le plus vaste au Canada à l'heure actuelle, mais il paraît persuadé que le projet de la famille Nguyen a sa place.

«On a fait des projets dans des milieux plus petits encore et a eu du succès, remarque Éric Rochefort. On va parfois à l'encontre des études de marché. Ce n'est pas quelque chose qui nous retient.»

Mobilisation

Au courant depuis peu de ce projet, un petit groupe de propriétaires de bars laitiers à Magog sont allés rencontrer la mairesse de la ville, Vicki May Hamm, pour lui demander si elle pouvait intervenir.

«On était trois bars laitiers au centre-ville et un quatrième est arrivé dans les dernières années. Ça eu des effets sur nos revenus. En plus, il y a de moins en moins de touristes à Magog, ce qui ne nous aide vraiment pas», explique le copropriétaire de la Lichette, Luc Tétrault.

D'après M. Tétrault, un des bars laitiers existant à Magog risque de fermer ses portes dans la foulée de l'ouverture du Dairy Queen. «C'est une bannière solide, capable d'attendre qu'un de nous cesse ses activités», estime-t-il.

Et il déplore que le futur Dairy Queen n'ajoutera rien au «cachet du centre-ville», tout au contraire. «Ce sont des commerces comme les nôtres qui rendent le centre-ville spécial, agréable.»

Propriétaire de la Crèmerie Magog, Louise Picard est d'autant plus inquiète qu'elle a acquis son commerce récemment. «J'ai un bail de cinq ans et là j'apprends ça. C'est décevant! Ça risque d'être des pertes de 25 pour cent par an pour moi», allègue-t-elle.

Vicki May Hamm souligne que la Ville de Magog est impuissante devant ce projet, compte tenu que le zonage le permet. Elle note néanmoins qu'un portrait de l'offre commerciale locale est en cours de réalisation. À terme, il n'est pas exclu que des actions soient prises pour limiter le nombre de commerces de même vocation dans des secteurs précis.

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