Les émondeurs manifestent leur grogne

Plus d'une centaine d'élagueurs syndiqués de la Fraternité provinciale des... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Plus d'une centaine d'élagueurs syndiqués de la Fraternité provinciale des ouvriers en électricité ont manifesté, jeudi, devant les bureaux de JJL déboisement (propriété de CVTech) de Drummondville afin de témoigner de leur insatisfaction en lien notamment avec l'utilisation de sous-traitant ou de travailleurs non-syndiqués pour l'accomplissement de travaux pour Hydro-Québec.

« La sécurité est l'un des principaux enjeux de cette demande syndicale. De plus en plus de contrats sont exécutés par des travailleurs n'ayant jamais reçu toute la formation pour ce genre de travail ou par des sous-traitants qui ne possèdent pas les outils ou les équipements sécuritaires », explique Joël Bourque, directeur général adjoint du local FPOE 1676.

Les syndiqués présentent une série de statistiques d'Hydro-Québec à l'appui. Selon des vérifications effectuées par des inspecteurs d'Hydro-Québec, 50 % des chantiers d'abattage et de déboisement exécutés par des salariés exclus de la convention ou des sous-traitants et qui n'ont pas reçu les formations requises ne sont pas conformes aux normes. Sur les travaux d'élagage normalement exécutés par les employés syndiqués, cette statistique descend à 16 %.

Au cours des cinq dernières années, le nombre d'élagueurs employés par les sept sous-traitants d'Hydro-Québec visés par les manifestations est passé de 700 à 550. Outre JJL Déboisement, les employés d'Asplundh Canada, Arboriculture, Plantago, Entreprises d'émondage LDL, Émondage St-Germain et frère et Entreprises horticoles CCS sont soit en grève ou en lock-out.

Les élagueurs, dont la convention collective est expirée depuis le 31 décembre, cherchent ainsi à s'assurer que dans la nouvelle entente, tous les salariés bénéficient des avantages, et ce, peu importe le type de travaux exécutés.

Les partis ne s'entendent pas non plus en ce qui a trait aux salaires, aux avantages sociaux et aux régimes de retraite. Selon M. Bourque, l'offre des employeurs représente un recul de 25 ans.

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