La CSDC met fin à sa pratique des punitions avec les autistes

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Après avoir pris connaissance des conclusions du rapport de la docteure Nathalie Poirier, la directrice générale de la Commission scolaire des Chênes (CSDC), Christiane Desbiens, a annoncé la cessation de la pratique visant à envoyer des enfants turbulents effectuer des « travaux de réflexion » dans les classes réservées aux autistes.

On se souviendra qu'en août dernier, la Commission scolaire a confié à la Dre Poirier le mandat d'analyser les pratiques d'intervention mises en place à l'école Duvernay, particulièrement à la période du dîner, dans les classes ordinaires ainsi que dans les classes spécialisées accueillant des élèves présentant des troubles du spectre de l'autisme (TSA).

« Nous avions exprimé le souhait qu'au terme de cette démarche, nous puissions élaborer des balises claires quant à nos pratiques d'intervention. Les conclusions de Mme Poirier vont dans ce sens, estime la gestionnaire. D'autre part, nous réitérons notre confiance en la direction et le personnel de l'école Duvernay qui, à n'en point douter, sauront faire écho aux recommandations avec la rigueur et le professionnalisme qu'on leur connaît. En ce qui nous concerne, cela vient clore le débat.

«Ces élèves devraient, au préalable, avoir bénéficié d'une sensibilisation et d'un enseignement sur les manières d'intervenir auprès des élèves présentant un TSA.

»


La spécialiste suggère que le service de garde s'avère un milieu trop stimulant pour certains élèves du régulier et qu'il est pertinent de les aider en leur offrant un cadre qui, d'emblée, serait plus calme. 

« Il serait judicieux de cibler ces élèves et de leur fournir un rôle où ils pourraient être jumelés à des élèves ayant un TSA et dans lequel ils seraient amenés à réaliser une tâche valorisante auprès de ceux-ci. Afin d'assurer la réussite de ces interventions, ces élèves devraient, au préalable, avoir bénéficié d'une sensibilisation et d'un enseignement sur les manières d'intervenir auprès des élèves présentant un TSA, afin qu'ils puissent développer des interactions sociales positives », estime Dre Poirier.

 Une « certaine incompréhension »

La spécialiste ne s'inscrit pas en faux relativement à la pratique de l'école Duvernay, mais constate des divergences des perceptions quant aux interventions réalisées à l'heure du dîner. Selon elle, cette situation est attribuable à une certaine incompréhension des moyens employés lors de situations d'intervention auprès d'élèves présentant des difficultés d'ordre comportemental. C'est pour cette raison principalement qu'elle recommande d'ajuster les pratiques mises en place.

Par ailleurs, la Commission scolaire note que le rapport de Dre Poirier contient plusieurs recommandations intéressantes portant sur l'intégration des élèves ayant un TSA dans leur milieu de vie. Celle-ci a également abordé des thèmes comme l'évaluation des besoins de soutien, la sensibilisation des intervenants et la formation des enseignants.

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