Elles écrivent leur vie dans des livres

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<p>Christine Bureau</p>

(Windsor) L'histoire du chat Caramel fait bien rigoler la dizaine de femmes assises autour de la table. Entre les éclats de rire, elles écoutent ce que lit leur amie. L'histoire n'est pas tirée d'un livre de contes, mais de la vie d'une des leurs, avec qui elles écrivent depuis deux ans déjà.

Ces femmes assises autour de la table participent au programme J'écris ma vie (JMV). Depuis que le Centre des femmes du Val-Saint-François (CFVSF) s'est joint à cette association en 2003, 51 femmes de la région ont écrit leur histoire et 17 d'entre elles ont vu leurs mémoires publiées. Une façon de se raconter, mais aussi de se découvrir.

« J'ai toujours travaillé avec le public, j'ai souvent écouté les autres, sans jamais exprimer ce que j'avais à l'intérieur de moi. Ça me fait du bien de faire partager ça aux autres », fait valoir Doris Blanchette.

Entre elles, les femmes se disent tout... ou presque. Les histoires qui font rire comme celles qui font pleurer. « Il y a beaucoup d'émotions, de choses personnelles qui se disent ici, mais tout se fait dans la confidentialité », assure pour sa part Nicole Lussier.

Car au bout du compte, les onze femmes inscrites au projet sont devenues plus que des compagnes d'écriture : elles sont devenues des amies. « C'est peut-être le plus beau cadeau que j'ai reçu ici », atteste Lise Therrien.

Reste que ces ateliers d'écriture ne servent pas que d'exutoire. Celle qui les anime à Windsor, Thérèse Pellerin, est une ancienne enseignante de français. En plus de faire des capsules linguistiques, elle guide ses « élèves ». Son rôle d'animatrice est de présenter, toutes les trois semaines, le programme que leur fournit l'association J'écris ma vie, qui s'étend sur une période de trois ans.

Publier ou non

En tout, 35 chapitres sont suggérés, mais les femmes restent libres de choisir ce qu'elles écrivent ou lisent à leurs compagnes. Pour l'instant, le groupe de Thérèse Pellerin en est à réaliser le 28e chapitre, qui s'intitule Les changements, mais au départ, elles ont commencé par écrire sur leurs ancêtres, leur enfance, leurs études, leur premier travail et toutes ces autres étapes qui marquent une vie.

Une fois leur autobiographie terminée, elles déterminent si elles ont envie de publier leur histoire ou non. Mais une histoire qui reste secrète n'en est pas moins intéressante. « Souvent, les gens vont dire qu'ils n'ont rien à raconter, que leur vie n'a rien d'extraordinaire. Ce que je dis, c'est : Commencez à écrire et vous serez surpris!» » laisse entendre Jeannine Dionne, de JMV.

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