Magog: une nouvelle voie d'évitement pourrait être réalisable

Conscient de ce qu'apporte l'Orford Express à l'industrie touristique locale,... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(MAGOG) Conscient de ce qu'apporte l'Orford Express à l'industrie touristique locale, les élus de Magog ont promis d'étudier sérieusement la demande de l'entreprise visant à obtenir une nouvelle voie d'évitement en sol magogois.

« Le conseil municipal a de l'intérêt pour ce projet de l'Orford Express et il sait que ce train touristique a de belles retombées dans le milieu », indique la mairesse de Magog, Vicki May Hamm.

Lundi, La Tribune a révélé que les dirigeants de l'Orford Express souhaitent la construction à court terme d'une voie d'évitement à Magog, ce qui leur permettrait d'offrir plus de départs dans cette ville. Les coûts de construction seraient assumés par la municipalité, d'après le scénario soumis par l'entreprise touristique.

Pour que le dossier puisse cheminer, le conseil municipal a demandé à ses fonctionnaires de l'approfondir. Ceux-ci présenteront bientôt aux élus les différentes avenues envisageables pour répondre à la demande formulée.

Vicki May Hamm souligne qu'une recherche de terrains propices à la construction de l'infrastructure désirée a été amorcée. L'utilisation d'une voie d'évitement déjà existante, dans le parc industriel de la municipalité, ne serait pas exclue.

La mairesse affirme que, selon une estimation « très sommaire », la construction d'une nouvelle voie d'évitement pour l'Orford Express coûterait environ 200 000 $. « Mais les coûts dépendraient d'une série de facteurs. Cet aspect reste à déterminer », remarque-t-elle.

Mme Hamm note que, pour certains Magogois, la question des finances publiques est une source d'inquiétudes. Elle admet donc que le conseil municipal devra tenir compte de la « sensibilité de ces gens » en évaluant le dossier.

« Il y a des gens qui n'ont jamais compris le bail du Grand Cru, qui appartient au même propriétaire. Les perceptions sont importantes dans des dossiers semblables », explique la mairesse, qui suggère d'impliquer également le chemin de fer Central Maine et Québec dans le projet.

Quoi qu'il en soit, Vicki May Hamm croit que la Ville de Magog sera en mesure de s'entendre avec les dirigeants de l'Orford Express. « Les deux parties ont avantage à collaborer. On est contents, en ce qui nous concerne, de constater que cette organisation a le goût de s'ancrer encore plus fortement dans notre ville. »

Pas de menaces

Par ailleurs, la directrice générale adjointe de l'Orford Express, Annie Brunelle, insiste sur un point : son entreprise n'a jamais voulu utiliser la menace pour obtenir une nouvelle voie d'évitement en sol magogois. Elle affirme qu'un climat de collaboration existe entre les deux organisations à l'heure actuelle.

Dans le sous-titre d'un article paru lundi dans La Tribune, il était écrit que l'entreprise menaçait de « déplacer des départs vers d'autres villes », si elle n'obtenait ce qu'elle espère. Mais, dans les faits, aucun ultimatum n'a été posé, insiste-t-elle.

« On sent de la pression, reconnaît néanmoins la mairesse de Magog. Par contre, il n'y a pas plus de pression dans ce dossier que dans les autres impliquant des entreprises qui ont le goût de se développer chez nous. »

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