Fluoration: la population de Richmond tranchera le 19 octobre

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<p>Christine Bureau</p>

(Richmond) En attendant que la population décide du sort de la fluoration le 19 octobre, une centaine de citoyens ont assisté mercredi à une séance d'information organisée par la Ville de Richmond, qui a parfois pris des airs de débat.

En début de soirée, la Direction de santé publique (DSP) de l'Estrie et le Regroupement des citoyen (ne)s pour une eau saine à Richmond ont chacun présenté les arguments qui les opposaient, le premier qualifiant la fluoration de « reproduction d'un phénomène naturel ».

« Il s'agit d'une mesure accessible à tous, sans coût et sans effort », a plaidé Mélissa Généreux, médecin-conseil à la DSP. Selon les chiffres fournis par la Santé publique, fluorer l'eau permettrait de diminuer de 20 à 40 % le nombre de caries dentaires parmi la population.

Dr Généreux a également spécifié « qu'aucune étude scientifique rigoureuse » prouvait que le fluor était dangereux pour la santé, tandis que les dentistes qui s'opposaient à la fluoration tenaient « une position marginale ».

Membre du Regroupement, la dentiste Ève-Marie Arcand fait partie de ces « marginaux ». « Je suis contre la fluoration principalement parce que c'est un traitement fait à l'aveugle », a-t-elle fait valoir, mentionnant la présence de fluorose chez des enfants qui ne boivent pas d'eau fluorée.

Il serait de plus « impossible de savoir quelle quantité chacun consomme », a pour sa part souligné le coauteur du livre La fluoration : autopsie d'une erreur scientifique, Gilles Parent, sans compter que la qualité du fluor qu'on ajoute à l'eau serait de qualité « industrielle ».

Une fois les arguments sur la table, toute la place a été laissée aux questions des résidants, qui ont été nombreuses. Si certains ont réitéré leur confiance dans la fluoration, d'autres ont fait valoir que la fluoration n'est pas le seul facteur qui pourrait expliquer la baisse de la carie dentaire chez les enfants de Richmond.

La DSP a notamment publié des données de surveillance concluant que le nombre de jeunes fréquentant la maternelle de l'école Plein-Coeur et atteints par la carie dentaire est tombé de 41 % à 15 %, soit 11 % en deçà de la moyenne estrienne. « Il faut prendre en considération le fait qu'il y a une clinique dentaire qui fonctionne à temps plein à Richmond depuis 2010 », a toutefois rappelé le copropriétaire de la clinique de Richmond, Louis-Philippe Hébert.

Un «référendum informel»

Le 19 octobre, la population de Richmond sera invitée à une consultation publique qui se « fera sur les mêmes principes qu'un référendum, mais de façon informelle. [...] Le conseil municipal s'engage à respecter le voeu de la population, à 50 plus un », a spécifié le maire de Richmond, Marc-André Martel.

Si la population décidait de se retirer du programme, il en coûterait 127 152 $ à la population (0,07 $ de plus par 100 $ d'évaluation pendant deux ans), soit 50 % de ce que Québec avait dû débourser en 2009 pour l'installer.

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