Mine Jeffrey : un plan de réaménagement et de restauration du site déposé

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) Un plan de réaménagement et de restauration complet du site minier Jeffrey a été récemment déposé au gouvernement du Québec en vue d'une vocation industrielle prochaine. «D'ici deux ans, le site sera complètement décontaminé et prêt à recevoir des industries», affirme le président de Mine Jeffrey, Bernard Coulombe, qui veut assurer une nouvelle vie à ce gigantesque complexe.

Ce plan a été remis au ministère des Ressources naturelles et à divers ministères gouvernementaux concernés ainsi qu'à la Ville d'Asbestos. Il s'agit d'un volumineux dossier réalisé selon des procédures établies par le ministère des Ressources naturelles. «Nous avons dû retirer nos droits miniers, condition préalable du gouvernement du Québec à la négociation de compensations pour le retrait du prêt de 58 M$ qui nous avait été consenti. Compte tenu de l'obligation de fermer la mine, il fallait donc réaliser un plan pour réutiliser le complexe, détruire ou éliminer ce dont nous n'avions plus besoin, réaménager le site, en s'assurant du retrait de tout produit dangereux selon les règles de l'art.»

Bernard Coulombe insiste pour ne pas parler de démantèlement, mais d'une nouvelle vocation du site minier. «Après 125 ans d'opérations minières, je souhaitais faire une fermeture respectueuse des activités minières, conserver la ressource naturelle enfouie sous terre en bon état et m'assurer que le site servira encore la vocation économique du milieu. J'ai voulu faire une démarche positive avec comme objectif pour 2016 d'avoir un site ouvert de nouveau, cette fois au développement industriel et récréotouristique», explique-t-il.

Décret retirant le prêt de 58 M$

Appelé à commenter la nouvelle diffusée en début de semaine à l'effet qu'au moment de l'élection des libéraux le printemps dernier, la somme de 58 M$ de fonds publics était donc en théorie toujours disponible dans les coffres du gouvernement pour relancer l'industrie de l'amiante à Asbestos et que le gouvernement actuel avait donc dû adopter un décret, la semaine dernière, pour officialiser l'annulation du prêt annoncée deux ans plus tôt par le gouvernement précédent, le président de Mine Jeffrey confirme que le ministre Jacques Daoust avait raison.

«Mine Jeffrey et Investissement Québec avaient toujours à gérer ce prêt de 58 M$, donc une hypothèque pour la minière toujours existante en l'absence d'un décret. Ça ne nous dérangeait pas vraiment sauf lors de la signature de contrats, une main levée devait être obtenue d'Investissement Québec, cela rallongeait les procédures et entraînait des coûts supplémentaires. Ce droit de regard étant maintenant abrogé par l'adoption d'un décret, nos futures démarches d'affaires seront facilitées. Le ministre a effectivement été surpris de l'existence officielle de ce prêt contractuel, non brisé officiellement par l'adoption d'un décret gouvernemental.»

Entente de compensation

Interrogé sur l'entente devant intervenir pour établir des compensations à être versées par le gouvernement du Québec aux actionnaires et directeurs de la Mine Jeffrey, laquelle se négocie depuis plusieurs mois, Bernard Coulombe confirme qu'elle n'est toujours pas finalisée.

«Nous avons une entente verbale, mais non signée entre les parties en présence, c'est-à-dire les divers ministères à vocation économique impliqués, Investissement Québec et les directeurs et actionnaires de Mine Jeffrey. Cette entente, nous la connaissons, mais je ne peux pour le moment en dévoiler la teneur puisqu'il s'agit d'une entente de principe non signée et que nous sommes toujours loin du versement du règlement financier!»

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