Collège François-Delaplace: d'un conjoint à l'autre

Le 4 août prochain, le directeur de l'école... (La Tribune, Maryse Carbonneau)

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Le 4 août prochain, le directeur de l'école primaire Louis-Saint-Laurent de Compton, Normand Lapointe, prendra la relève de sa conjointe, Josée Hamel, à la direction du Collège François-Delaplace. Mme Hamel se prépare à une retraite bien méritée après 27 ans de service.

La Tribune, Maryse Carbonneau

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(Waterville) Après avoir oeuvré pendant 27 ans au sein du Collège François-Delaplace, dont 17 ans à titre de directrice générale, Josée Hamel prendra sa retraite cet automne. Son successeur et conjoint depuis 35 ans, Normand Lapointe, entrera en poste le 4 août prochain. Une situation quelque peu inusitée, mais sans contredit rêvée pour cet établissement d'enseignement privé qui accueille ainsi un visage familier, Watervillois de surcroît, ainsi qu'un gestionnaire aguerri.

De fait, M. Lapointe a enseigné pendant de nombreuses années à l'école secondaire La Frontalière à Coaticook avant d'endosser le poste de directeur général pendant six ans. Il doit aujourd'hui faire ses adieux à l'école primaire Louis-Saint-Laurent de Compton, où il assumait la direction générale depuis 2008. « J'ai le collège à coeur et quand j'ai su que Normand avait obtenu le poste, je crois que j'étais plus contente pour le collège que pour Normand! » lance sa conjointe en riant.

« Je crois que d'apporter une nouvelle énergie et de nouvelles idées peut être profitable autant pour la direction que pour l'équipe, déclare M. Lapointe. Un changement qui n'est pas imposé, c'est toujours énergisant. Et peu importe que ce soit un milieu public ou privé, nous avons tous la même mission de proposer une bonne offre de services à nos élèves. » Par ailleurs, ce dernier reconnaît que l'enseignement privé offre à la direction une plus grande autonomie et un plus grand pouvoir décisionnel. « C'est un avantage qui m'a séduit et qui correspond à mon type de profil en tant que gestionnaire », avoue Normand Lapointe.

«Depuis quelques années, ce sont les jeunes qui ont le goût de vivre en résidence.»


Il est aussi fort conscient qu'il intègre un milieu bénéficiant d'une santé exceptionnelle, et ce, à tous les niveaux, que ce soit sa structure organisationnelle, son personnel, la qualité de l'enseignement, la performance des élèves, l'état physique des lieux et, bien entendu, la stabilité de ses finances.

Sans compter un milieu de vie doté d'un fort sentiment d'appartenance. Les défis demeurent tout de même, dont une plus grande ouverture sur la communauté watervilloise, la promotion d'une expérience de vie unique qu'est le pensionnat, ainsi que le recrutement d'une nouvelle clientèle à l'extérieur du Québec et même hors Canada, notamment par une offre d'immersion en français.

La future retraitée compte d'ailleurs poursuivre son engagement au sein de la Fédération des établissements d'enseignement privé, laquelle travaille activement à développer ces nouveaux marchés afin de pallier la baisse démographique. Rappelons que le Collège François-Delaplace se veut la plus importante résidence scolaire pour jeunes filles au Québec.

Cette année, l'école compte 150 pensionnaires et 20 élèves externes, un achalandage qui se situe légèrement sous la moyenne.

« Depuis quelques années, ce sont les jeunes qui ont le goût de vivre en résidence, alors que ce sont les parents qui hésitent à les laisser aller alors qu'en semaine, avec le travail et les activités, les parents et les enfants n'ont pas vraiment l'occasion de se voir, rappelle Josée Hamel. La vie en résidence permet non seulement à l'enfant de participer à de nombreuses activités, mais bonifie la qualité de la relation familiale lorsque arrive la fin de semaine. »

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