Au profit des enfants

Marie-France Morin... (Imacom, Frédéric Côté)

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Marie-France Morin

Imacom, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) À peu près tout destinait Marie-France Morin à une carrière d'enseignante. Jusqu'à ce que cette professeure titulaire de l'Université de Sherbrooke bifurque vers la recherche, un domaine où elle pouvait allier ses deux passions. Aujourd'hui, cette chercheuse met ses énergies au profit des enfants, en tentant de percer les mystères de l'apprentissage de la lecture et l'écriture.

«Enseigner, c'était un rêve de petite fille. Ça s'est toujours imposé à moi», raconte-t-elle en expliquant que ce sont notamment les encouragements de ses professeurs qui l'ont incitée à faire une maîtrise et un doctorat.

«La découverte du monde de l'écriture chez les jeunes enfants me fascine... La lecture et l'écriture, c'est gagner en autonomie», note celle qui est titulaire de la Chaire de recherche sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture chez le jeune enfant.

Bien maîtriser la compétence de l'écriture et la lecture s'avère un «outil essentiel», à l'école comme dans la société dans laquelle nous évoluons, observe Mme Morin.

Collaboration

L'objectif de la chaire qu'elle dirige est de faire avancer l'état des connaissances sur le sujet, et de pouvoir mettre à l'avant-plan les meilleures pratiques pédagogiques. La chaire collabore avec les commissions scolaires de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), des Sommets (CSS), des Hauts-Cantons (CSHC) et Eastern Townships (CSET).

«Si on avait percé tous les mystères de l'apprentissage, on ne serait pas là à en parler... Ce n'est pas parce qu'une intervention efficace fonctionne auprès d'un élève qu'elle va fonctionner auprès de tous les élèves. Apprendre à lire et écrire fait partie des apprentissages complexes de la vie. La recette ne peut pas être la même pour tous. Je veux poursuivre mes recherches dans le but d'approfondir les connaissances que l'on a des enfants qui apprennent à lire et à écrire pour mieux intervenir.»

Marie-France Morin veut contribuer à mettre en place les pratiques les plus efficaces, et ce, dès la maternelle. «Je crois beaucoup en l'action chez les petits. Apprendre à lire et à écrire, ce n'est pas vrai que ça commence en première année. Les enfants arrivent avec un bagage de connaissances que très souvent on sous-estime.»

Beaucoup d'intervenants du monde de l'éducation le disent: la région a la chance de pouvoir profiter d'une très belle collaboration entre la colline universitaire et ceux et celles qui travaillent directement sur le terrain.

«Le décalage entre le monde de la recherche et le monde scolaire est encore là, mais la tendance tend à s'amenuiser considérablement. Ce n'est pas pour être chauvine, mais je pense qu'en Estrie on a su être des précurseurs. (...

Ça témoigne bien qu'on essaie de faire équipe pour la réussite des élèves. Autant le milieu scolaire ne peut pas faire fi des nouvelles connaissances, autant les chercheurs ne peuvent faire fi de ce qui se passe dans les classes. C'est en collaborant qu'on va en arriver à diminuer la situation du décrochage scolaire.»

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