Le sénateur et ses descendants

La petite-fille du Sénateur Charles B. Howard, Barb... (La Tribune, Sonia Bolduc)

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La petite-fille du Sénateur Charles B. Howard, Barb Howard Scace, est de passage à Sherbrooke avec sa famille dans le cadre de la 16e édition du Rendez-vous Howard cette fin de semaine. Au centre en blanc, madame Howard Scace scrute des photos d'époque en compagnie de Cécile Vanier-Couture, petite-fille du responsable du domaine de l'époque, Félix-Aimé Vanier. Elles sont entourées du jeune Callum, Jenn, Andrew, Louise Gauvin des Rendez-vous et Cameron.

La Tribune, Sonia Bolduc

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(Sherbrooke) CHRONIQUE / Samedi matin. La pluie n'en finit pas de refaire le grand ménage du parc Howard aux 15 minutes et les employés municipaux se donnent à fond dans le montage des installations pour le Rendez-vous du week-end. Le comédien Éric Gérard Langlois passe les doigts sur les manches de son costume de Sénateur, personnage quasi mythique qu'il personnifie depuis 12 ans. Il est visiblement un peu nerveux. Non, pas nerveux, disons plutôt fébrile. Les descendants du Sénateur Howard devraient débarquer d'une seconde à l'autre, c'est pour Langlois presque des retrouvailles familiales tellement il s'est imprégné de la vie de Charles Benjamin Howard depuis plus d'une décennie.

Langlois est en compagnie de Céline Vanier-Couture, petite-fille de Félix-Aimé Vanier, responsable à l'époque du Sénateur du Domaine et de ses dépendances. Félix-Aimé a élevé sa famille dans la Maison bleue, ancien camp de chasse du Sénateur. Cécile vivait là avec ses parents et grands-parents lorsque la jeune Barb, petite-fille du vrai Sénateur Charles B. Howard, est venue passer un an au domaine. C'était quelque part au début des années 50.

En compagnie de son mari Andy Scace, Barb Howard sort du pavillon 1 où elle était entrée sans qu'on la voie. Langlois le Sénateur se précipite pour lui souhaiter la bienvenue, Cécile se présente, lui fait l'accolade.

Succession de présentations. La seule fois où ils avaient foulé le domaine, Barb et Andy n'étaient pas encore mariés. Ça fait plus de 45 ans. Là, ils sont venus de Toronto avec leurs deux fils, Andrew et Cameron, leurs brus Jenn et Michelle, de même que les arrières-arrières-petits-enfants du Sénateur, Callum, Willa, Keifer, Charlie et Griffin qui émergent de derrière l'ancien garage devenu le pavillon 3.

Les descendants du Sénateur sont clairement impressionnés. De ce type d'émotion qui vous amène à jeter un regard neuf sur ce trésor sherbrookois qu'on longe souvent sans trop s'y attarder par Portland, Ontario ou Vimy.

« It's huge, very impressive », notent les visiteurs qui auraient pu hériter du Domaine si le Sénateur ne l'avait vendu à la Ville de Sherbrooke en 1961 pour la somme de 285 000 $.

« Avant ça, le Domaine était beaucoup plus grand, leur raconte Langlois en anglais. Ça s'étendait jusqu'à la rivière, il y avait des anneaux de course pour l'entraînement des chevaux de Bud (l'oncle Benjamin de Barb) et plusieurs dépendances. »

Dans la résidence de 35 pièces du Sénateur où il a habité du début des années 20 jusqu'à 1961, ses descendants sont soufflés. Bien que convertie en ce pavillon 1 où Destination Sherbrooke, entre autres, a installé ses bureaux, la demeure a conservé son charme et ses traces de luxe. Sur la table de l'ancien salon, on a étalé des photos d'époque, que Barb et ses proches scrutent avec beaucoup d'intérêt et de grands sourires.

« C'est drôle parce que j'ai souvent vu une toute petite photo médaillon de mon arrière-grand-père, ce qui fait que là je peux le reconnaître facilement sur chaque photo, remarque Andrew, quand même assez fier de voir le Sénateur en compagnie du Roi George VI et de la Reine Elizabeth lors de leur visite à Sherbrooke en 1939, alors qu'il est député libéral de Sherbrooke.

« Je ne connais à peu près pas d'histoires de cette époque à Sherbrooke, reconnaît Andrew. La seule que je connais, c'est celle que racontait toujours le frère de ma mère qui était de 6 ans son aîné. Pendant l'année qu'ils ont vécu ici, leur grand-père était venu la chercher, elle, pour aller voir un match des Yankees à New York. Mon oncle était un mordu de baseball du haut de ses 12 ans, il en crevait d'envie, tandis que ma mère n'était pas du tout intéressée par le sport. Il l'avait amenée là-bas et elle avait vu Mickey Mantle...

« Et Yogi Berra, ajoute Barb en se greffant à la conversation. Yogi Berra? Oui, c'est ça, Mickey Mantle et Yogi Berra. »

« Dans cette pièce, il y avait deux pianos à queue bout à bout, n'est-ce pas? » demande Barb au Sénateur Langlois et à Cécile Vanier-Couture.

Exact.

« C'est un souvenir clair qu'il me reste de cette année à Sherbrooke, poursuit Barb Howard Scace. Ces deux pianos, et ma mère qui en jouait en compagnie de Klaire. Magnifique. »

Klaire D. Shoup était la seconde des trois épouses du Sénateur Howard. Mais ça, c'est une autre histoire, qu'on vous laisse la découvrir pendant le Rendez-vous du week-end au Domaine où vous pourriez aussi croiser la descendance du Sénateur.

Pour information sur l'événement www.rendezvoushoward.com




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