Les princesses au petit poids

Jouer les modèles avec Véronique Grenier, juste parce... (Courtoisie, Marianne Deschênes)

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Jouer les modèles avec Véronique Grenier, juste parce que les différences, ça se respecte.

Courtoisie, Marianne Deschênes

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(Sherbrooke) CHRONIQUE / Je ne vais pas vous reparler du triste épisode d'(in)humanité entourant l'artiste Safia Nolin tout au long de la semaine, mais j'avoue que c'était vraiment étrange que ça éclate là, alors que je venais de débuter ce texte où je voulais parler respect, image corporelle, critères de beauté et bien-être assumé.

Je dis « je voulais parler », mais c'est pas moi, enfin pas que moi, c'est aussi et surtout les filles d'Arrimage Estrie et la designer Marie-Soleil Lemay-Couture de Mutarë qui voulaient vous en jaser.

Je vous résume ça du mieux que je peux pour la petite histoire, mais du 7 au 11 novembre, c'est la semaine de sensibilisation « Le poids? Sans commentaires! », un truc dont j'avais jamais entendu parler, mais qui en sera quand même à sa cinquième édition.

Toujours est-il que Marie-Soleil a décidé de s'associer avec Arrimage Estrie et de créer des hauts (des top! des gaminets design!) qui seront en vente dès jeudi et dont les profits seront remis à l'organisme sherbrookois victime comme plusieurs du joyeux régime d'austérité.

Si vous connaissez pas Arrimage Estrie, j'intègre un résumé dans mon résumé pour vous dire que la mission de l'organisme est de favoriser une image corporelle positive en plus d'accompagner les gens touchés par un trouble de comportement alimentaire. Grosso modo, elles aident des gens et font la promo de la diversité corporelle.

Là, je ne sais pas vers quel bout du résumé je m'en retourne, mais dans cette promo de la diversité corporelle axée cette semaine sur « Le poids? Sans commentaires! », et bien il y a Véronique Grenier et moi, qui avons accepté de jouer les modèles de corps et d'esprit.

Je pense que vous serez d'accord avec moi qu'on peut parler ici de diversité corporelle. Pour l'esprit, on s'en rejase.

Toujours est-il que c'est quand je suis allée faire prendre mes mensurations par Marie-Soleil que j'ai renoué avec deux ou trois affaires qui m'échappent souvent semble-t-il parce que, peut-être, je n'y pense jamais :

Ç'a l'air que j'ai pas une silhouette de mannequin. Pis que j'm'en fous.

Ç'a l'air que je suis pas une fashionista. Pis que j'm'en fous.

Ç'a l'air que je ne réponds pas aux critères de beauté normés. Pis que j'm'en fous.

Je ne suis pas une princesse au petit poids.

Moi, j'm'en fous. Mais.

Mais, me rappelle Marie-Soleil en déroulant son gallon à mesurer et en prenant des notes, c'est trop rare qu'on s'en foute.

La plupart des gens n'arrivent tout simplement pas à s'en foutre.

Parce que tout autour, on nous martèle, on nous sermonne et on nous façonne de l'importance du regard des autres.

Je le sais, c'est rien de nouveau, c'est pas d'hier pis je suis pas en train de réinventer la roue du discours du vivre et laisser-vivre en vous reparlant de ça aujourd'hui.

En fait, vous allez peut-être même me dire que les choses ont commencé à changer, qu'elles changent, qu'on est de mieux en mieux dans notre peau et qu'on respecte de plus en plus ceux et celles qui le sont aussi, à leur façon, dans leurs différences et leurs choix.

Safia.

Et toutes les Safia du monde.

La différence.

Le respect de la différence, des choix, de l'autre.

De l'autre dans tout ce qu'il est même, et surtout, quand ça ne répond pas aux normes, aux attentes, aux pressions.

Ce truc avec Arrimage, Marie-Soleil, Véro, c'est ça.

Du respect. Du fucking respect.

*****

Ah. C'est vrai. Jeudi, y aura 5 à 7 à la Taverne O Chevreuil. Oui, c'est pour Arrimage. Et oui, Véro et moi, on va porter les hauts de Marie-Soleil. Et oui encore, on espère vraiment vous y croiser.

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