Sherbrooke prend la parole (vous avez des choses à dire?)

Joanie Bernard a 19 ans et rêve de... (Spectre Média, René Marquis)

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Joanie Bernard a 19 ans et rêve de changer le monde par les mots et les gens.

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Vous savez à quel point j'aime les gens qui veulent changer le monde. Pour le mieux j'veux dire. Là, Joanie est assise devant moi au Kaapeh, ses 19 ans souriants bourrés d'une énergie sans fin et de douceur sans nom. Il n'y a entre ses mains ni pancarte, ni plan d'affaires. Juste un pas pire lot d'amour des mots, des gens, de la vie.

Je lui demande à elle aussi : «Pis quand tu vas être grande, Joanie, qu'est-ce que tu veux faire de ta vie?»

«Un mixte entre le théâtre et le travail social. J'aimerais faire du théâtre avec des gens, pas pour la performance théâtrale, mais vraiment pour l'impact social que ça peut avoir. En fait, je le dis pas parce que ça fait un peu quétaine, mais j'aimerais ça un peu changer le monde à ma façon.»

C'est vrai que ça se dit pas. J'ai tenté de la persuader du contraire, mais je regarde autour, j'écoute les gens, même ceux qui changent le monde, ils s'empressent souvent de dire, de s'excuser presque, que «ça ne va pas changer le monde, mais...»

Ça va peut-être pas changer le monde au complet, mais un petit bout quand même, c'est pas du tout impossible. Faut juste assumer.

Anyway, Joanie, elle, veut changer un bout du monde avec les mots. Pas juste les siens. Les vôtres aussi. En fait, je dirais même surtout les vôtres.

Depuis l'an dernier, Joanie profite de la printanière Semaine de la poésie pour proposer Sherbrooke prend la parole, un rendez-vous tout ce qu'il y a de plus simple autour des mots, des vers surtout, mais de quelque prose aussi.

Par le biais des réseaux sociaux surtout, Joanie invite en effet les Sherbrookois à partager les fruits de leur création, fruits qu'elle va ensuite parsemer au centro au gré de quelques commerces et points de rencontre qui lui ouvrent leurs portes. Du 20 au 27 mars, Joanie va accrocher des poèmes et quelques nouvelles en ville pour que les mots de plusieurs dizaines de poètes du dimanche ou de la petite semaine se retrouvent sous les yeux et dans le coeur des marcheurs, des flâneurs, des buveurs de thé, de café et de sentiments.

Joanie a 19 ans. Elle est de ce qui pourrait bien être l'une des dernières cohortes du profil théâtre du Séminaire de Sherbrooke où se côtoient 9 étudiants de deuxième année. Il n'y a personne en troisième, personne en première. De là l'arrière-goût de la fin.

Anyway, ce que je voulais dire, c'était que Joanie a 19 ans, rêve doucement de changer le monde, mais aussi d'une semaine de la poésie où pourraient se multiplier les ateliers littéraires, le partage de textes, les rencontres entre poètes et public.

La semaine prochaine, le 20 ou le 21, Joanie, 19 ans, va accrocher un peu partout au centro les poèmes que les gens lui auront envoyés. Une façon comme une autre de changer le monde sans dire qu'on va changer le monde, parce qu'il ne faut pas le dire, c'est un peu quétaine semble-t-il.

Alors là, poète du dimanche ou de la petite semaine, commerçant ou intervenant du centro, agraffeur professionnel de poèmes, je te dis ça juste de même, si jamais t'as envie de soutenir Joanie, la poésie ou le monde qui se change, tu peux lui écrire à joaniebernard97@hotmail.com ou la joindre via Facebook. Elle ne demande rien, mais elle prendra sans doute une petite vague de soutien si ça se présente.

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