Tempête dans un verre de météo

La météo, un sujet pas toujours très clair...... (ARCHIVES LA NOUVELLE)

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La météo, un sujet pas toujours très clair... mais tellement palpitant.

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«Ce matin, gang, vous restez dans la grange, il fait trop froid. » Ça, c'est moi, tantôt. « Tac. Tac. Tac » Ça, c'est Morris, quand il a compris que je n'ouvrirais pas la porte avant midi et qu'il devrait attendre avant d'aller se rouler dans la neige. Quelques petits coups de sabot dans le mur près de la porte. Cet âne a ce petit caractère parfois un brin irritable, mais que voulez-vous, je l'adore. Et honnêtement, je pense que c'est assez réciproque (l'amour et le caractère irritable).

Mais quand le mercure oscille autour de moins 25, Morris doit montrer l'exemple et se tenir pénard dans la grange, ça le met en pétard et je sens dans ses frottements de museau autant d'impatience que d'amour. Surtout que Morris, c'est un âne en santé, il pourrait bien passer la journée dehors à moins 25, ça ne lui ferait pas un pli sur la différence. Idem pour l'ânesse Toundra ou le bébé Arizona, un costaud de quatre mois qui aime bien faire des shows de boucane dans le champ.

Ces grosses bêtes-là, tu les laisses sortir, tu leur donnes du foin et de l'eau fraîche, tu laisses la porte de la grange ouverte pour qu'ils viennent s'y réfugier quand ils veulent, et voilà, le tour est joué. Z'en demandent pas plus pour passer le temps pendant que tu vas au boulot.

Mais les ânes ne vivent pas seuls. Y a les chèvres qui partagent leur espace de vie, disons même franchement les choses, ce sont les ânes qui se sont invités dans l'espace de vie des chèvres, mais ça c'est une autre et longue histoire.

Anyway, ils cohabitent, ce qui fait que si tu laisses les ânes entrer et sortir à leur guise, à moins 25, les chèvres vont en faire autant par imitation, la grange va se refroidir sans bon sens et les petites mères auront de la difficulté éventuellement à se trouver un petit coin au chaud.

Vous les trouvez douillettes? Peuh. Gertrud, Stein, Janis et Joplin ne sont pas douillettes, mais si le bouc venu passer ses vacances à la maison l'automne dernier a travaillé avec autant de précision que de fougue, je les espère enceintes jusqu'aux cornes, les belles chèvres. Voilà, pas douillettes, en état même de supporter en riant du moins 10 ensoleillé. Mais disons que, sans trop leur demander leur avis, moi, j'ai décidé qu'à moins 25, tout le monde restait en dedans pour écouter Espace.mu et assurer une grossesse agréable aux fifilles.

Ça, c'était mon long préambule sur mon rapport à la météo. En fait, c'est même l'essentiel de mon rapport à la météo.

« Hey So! Y a une alerte météo. Z'annoncent une tempête de neige! »

Lui, c'est Plante, mon collègue obsédé de météo. Il sait que je m'en fous. Et que je ne comprends pas l'intérêt généralisé pour les prévisions, qu'elles soient à court ou à moyen terme. En fait, c'est même pas ça, je le réalise en l'écrivant : ce qui m'emmerde, ce ne sont pas les prévisions météo, c'est notre empressement à la catastrophe.

Dix centimètres?! Vraiment?! Ouin pis?!

Il fut une époque où on devait avoir perdu une troupe scoute au complet dans un banc de neige pour donner un statut de tempête à des averses de neige (une troupe de scouts qui retrouvait son chemin, ça va de soi, ce sont des scouts!).

Aujourd'hui, on a la tempête facile, le déluge toujours prêt, le temps « gris et froid pensez donc à des activités intérieures » rapidement à portée de main.

Tiens, je pense que je vais aller ouvrir la porte de la grange, Morris va être content.

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