Sissi et moi à la chasse aux chasseurs

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Mais qui est-ce? Votre humble chroniqueuse ou feue Romy Schneider personnifiant l'impératrice Sissi? À s'y méprendre, vraiment...

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«Vous ressemblez à s'y méprendre à Romy Schneider», me répète-t-on sans cesse depuis ma prime jeunesse. Mais non, je niaise. Je suis la seule à trouver que j'ai un petit quelque chose de l'interprète de Sissi, et ça n'a malheureusement rien à voir avec ses yeux perçants ou sa bouche parfaite.

Et d'ailleurs, pour être complètement honnête, c'est pas tant à Romy qu'à Sissi que je m'identifie. Et soyons vraiment précis, pas avec la Sissi future impératrice qui marie un Franz un brin coincé, non, non, je ne suis pas si glamour que ça. Moi, c'est la Sissi qui va à la chasse avec son père qui m'intéresse et qui m'a servi d'inspiration en quelques occasions.

Revoyez la scène: Sissi accompagne son père à la chasse à je ne me souviens plus quoi, un faisan ou un faon, ça se ressemble tellement (!) je ne sais plus. Ils voient la bête, papa l'a prend en mire, sa fille s'installe derrière lui et fait aller son chapeau afin d'alerter la victime potentielle et lui faire prendre la poudre d'escampette.

Ça, c'est moi avec mon père. Quelques fois, mais pas tant, il s'est tanné. Il tentait de me transmettre sa grande passion, je n'osais lui avouer directementet clairement mon désintérêt le plus total et le grand désoeuvrement qui était le mien à la vue d'un animal tombant sous les balles (ou les flèches, même combat!).

Votre réaction: T'es contre la chasse?

Ma réponse: Non. Pas du tout.

Vous rétorquez avec un trémolo dans la voix: Ouais mais c'est un combat inégal, la bête n'est pas armée pour se défendre! C'est sauvage! Tu le dis toi-même, la bête qui meurt sous nos yeux, c'est terrible. Elle n'a rien fait pour mériter ça.

Je réfléchis un moment: Mmmm. Ouin. Je vous ai déjà raconté cette fois où j'ai fait du boudin avec ma grand-mère? Le cochon suspendu par les pattes, le sang qui coule, moi qui tiens la chaudière en-dessous pour ramasser la matière première de notre boudin (que je ne mangerai plus pendant des années suite à ça!)?

Je vous ai jamais parlé de ça?

Et est-ce qu'on vous a déjà raconté l'élevage intensif? Du boeuf, du porc, du poulet qu'on engraisse dans des parcs, entassés comme des sardines, sans qu'ils voient la lumière du jour ou prennent une bouffée d'air frais? Du bétail et de la volaille transformés en produits industriels, bourrés d'hormones et d'antibiotiques, amenés à l'abattoir, électrocutés et transformés avant de prendre le chemin de l'épicerie... et de vos assiettes?

Je m'interroge, la viande et les méthodes sauvages, ce sont lesquelles?!

On jase là.

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