Le personnel pourrait suivre le coffre-fort

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L'équipe régionale du Fonds de solidarité de la FTQ ne réintégrera pas le Complexe des Nations, situé près de la Place Belvédère. La logique l'envoie dans le quartier Well Inc.

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Luc Larochelle
La Tribune

Chronique / Outre ses capitaux, les employés estriens du Fonds de solidarité de la FTQ pourraient se retrouver au coeur du Quartier Well Inc.

Outre ses capitaux, les employés estriens du Fonds de solidarité de la FTQ pourraient se retrouver au coeur du Quartier Well inc.

Aucun engagement en ce sens n'a été pris auprès des autorités municipales. C'est toutefois une hypothèse qui devient invitante avec l'opportunité que le Fonds immobilier de la FTQ vient de se voir offrir par la Ville de Sherbrooke, comme membre du consortium détenant l'exclusivité d'ébaucher les plans en vue d'y construire les premiers immeubles du futur pôle du développement des affaires au centre-ville.

L'équipe régionale du Fonds de solidarité est en relocalisation dite temporaire depuis l'évacuation préventive du Complexe des Nations, l'édifice quasi neuf du 790 de la rue Rand dans lequel un problème structural majeur a été révélé par de nombreuses fissures. Les syndicats affiliés à la FTQ, qui sont propriétaires de l'immeuble, avaient pris à l'automne 2015 la décision de vider l'immeuble jusqu'à ce qu'ils aient la preuve que leur personnel ne courait aucun risque. Locataire du 3e étage du Complexe des Nations, le Fonds de solidarité s'était retrouvé dans la spirale de ce déménagement forcé.

Selon les informations obtenues par La Tribune, ni le Fonds ni les syndicats, ne vont réintégrer leurs bureaux avec vue sur le lac des Nations et la Place Belvédère. Malgré les travaux de renforcement effectués depuis, les propriétaires ont contesté la qualité du bâtiment leur ayant été livré en 2009 et ont refusé de le reprendre.

Le différend serait sur le point de se régler par une reprise du bâtiment par le constructeur. Bien que l'erreur en ait été une de conception et non de construction, l'entrepreneur général Gératek n'a pu se rabattre sur les professionnels fautifs dont le bureau a été mis en faillite.

Les parties impliquées dans cette négociation complexe refusent de la commenter tant que la transaction ne sera pas finalisée, mais n'ont pas nié qu'il pourrait y avoir confirmation dès cette semaine.

C'est dans le contexte que le Fonds de solidarité considérera une implantation dans Well inc.

« Rien n'est décidé à ce moment-ci quant à notre localisation future. Chose certaine, nous maintiendrons une équipe en poste dans des locaux adéquats à Sherbrooke. Non seulement pour y recevoir nos cotisants durant la période intensive des REER, mais également tous les entrepreneurs avec qui nous sommes partenaires. Avec des investissements totalisant 16 M$ dans 232 entreprises de l'Estrie, notre volume d'affaires est considérable », expose un porte-parole du Fonds immobilier de la FTQ, Patrick McQuilken.

Alors que la Ville de Sherbrooke veut créer un guichet unique en regroupant tous ses organismes de soutien aux entrepreneurs dans Well inc., la logique la plus élémentaire ne suggère-t-elle pas que le personnel suive le coffre-fort, que le Fonds de solidarité installe sa propre bannière dans cet environnement qui sera propice au réseautage et au développement des affaires?

Poser la question, c'est y répondre.

D'autant qu'en se trouvant parmi les conducteurs du projet, l'organisation aura accès à toute l'information stratégique durant la période de conceptualisation de six mois devant mener à des propositions concrètes de la part du Fonds immobilier de la FTQ et de ses partenaires locaux, le Groupe Custeau et SherWeb.

Un filtre légal protègera d'ailleurs cet avantage concurrentiel puisque la Ville de Sherbrooke s'est engagée à ne divulguer aucune information confidentielle et a convenu que « celle-ci ne pourra être utilisée que dans le cadre du projet de développement du quadrilatère avec le Consortium », peut-on lire dans la convention approuvée lundi par le conseil municipal.

Dans ce contrat, la Ville se réserve la moitié des 14 000  pi² de bureaux minimalement exigés des promoteurs. Ainsi manifestée, cette intention peut paraître en opposition avec les propos que le maire Bernard Sévigny a tenus en début de semaine, lorsqu'il a affirmé que l'entente n'engageait la Ville en rien et que « si c'est trop cher, elle n'ira pas dans Well inc. »

La porte de sortie se trouve dans une clause décrivant les objectifs communs, « d'élaborer des modalités et la structure d'une entente viable pour le projet du Quartier Well inc., laquelle devra être à la satisfaction des Parties ».

Autrement dit, le conseil municipal (le prochain conseil, devrais-je dire parce qu'il est peu probable que les suggestions arrivent avant l'élection de 5 novembre) aura pleine latitude pour décider s'il va de l'avant ou non avec ce projet, incluant les déménagements de personnel.

Y'a rien de coulé dans le béton, ni du côté de la Ville ni du côté d'investisseurs privés, mais en une seule semaine, Well inc. a fait du chemin.

À tous égards d'ailleurs, puisqu'à la suite de quelques remarques bien placées dans La Tribune, des promoteurs agacés et déçus d'avoir été ignorés par la Ville viennent d'être invités par Commerce Sherbrooke à assister à une séance d'information sur Well inc....




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