Souvenirs de 2007

La bordée du 14 mars a rappelé des... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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La bordée du 14 mars a rappelé des scènes de la mémorable tempête du 14 février 2007, avec cette chenillette devenue remorqueuse dans la côte King.

Spectre Média, Frédéric Côté

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Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) CHRONIQUE / Le printemps érable a reculé l'horloge de cinq ans en février, et voilà que le 14 mars est venu ressasser les souvenirs d'un certain 14 février 2007. Bien que la bordée n'ait pas été aussi sévère, notre niveau de vigilance a été meilleur.

Les chutes de neige ayant gagné en intensité en même temps que le flot de circulation, les risques d'embouteillage ont augmenté en fin de journée. Les précipitations n'auraient toutefois pas dépassé les 5 cm/heure alors qu'elles avaient été deux fois plus soutenues durant la période la plus intense de la mémorable tempête de la Saint-Valentin.

« Malgré cela, la décision des autorités scolaires de fermer les écoles était la bonne. La première réaction doit être de protéger les clientèles vulnérables », vante le directeur du service des incendies de Sherbrooke, Stéphane Simoneau.

Selon ce dernier, il vaut toujours mieux être plus prudent que pas assez.

« Pour un adulte, attendre une, deux ou trois heures au chaud dans sa voiture, c'est dérangeant, mais pas aussi perturbant que pour des enfants. Il y a dix ans, nous avons été témoin de l'inquiétude de jeunes écoliers qui étaient coincés dans les autobus. Nous étions allés les ravitailler en eau et en nourriture. L'initiative des hôpitaux de reporter cette année des rendez-vous non urgents va dans le même sens. Comme coordonnateur des mesures d'urgence, je me réjouis que nous ayons appris de l'expérience de 2007. »

Ce soir-là, le directeur Simoneau était lieutenant sur le terrain et son équipe de sapeurs n'avait pu approcher le camion-pompe jusqu'à l'endroit où un véhicule en flammes menaçait un édifice du centre-ville.

« Nous avions réquisitionné le tracteur d'un déneigeur privé et nous avions réussi à maîtriser les flammes en soufflant de la neige. Nous étions soulagés d'avoir réussi puisque les risques de propagation étaient élevés. »

La voirie municipale ayant pu cette fois déployer son artillerie plus tôt, les équipes d'urgence n'ont pas eu à rouler dans des rues trop enneigées. Même si cela avait été le cas, tous les véhicules sont maintenant équipés d'un système automatisé augmentant la traction des pneus et pouvant être actionné en roulant.

En 2007, les ateliers municipaux se trouvant à l'extrémité des Grandes-Fourches avaient servi de centre sanitaire de dépannage.

« Les autobus se vidaient d'enfants qui avaient besoin d'aller aux toilettes. Certaines chenillettes étaient utilisées pour déplacer ou remorquer des voitures », garde en mémoire l'ancien président des cols bleus, Renald Dubé.

Afin d'éliminer le maximum de bacs des rues avant l'arrivée de la tempête, la Ville de Sherbrooke a doublé ses équipes affectées à la collecte des ordures ménagères, mardi matin.

« C'est une latitude que nous avons durant l'hiver, lorsque la collecte plus espacée nous laisse avec un surplus de véhicules. En effectuant le circuit en seulement quatre heures, ça augmente en même temps la disponibilité de main-d'oeuvre pour amorcer le déneigement ou pour le poursuivre en soirée », explique le directeur général Yves Vermette.

Si la Ville mérite des félicitations pour ces multiples ajustements, il apparaît à l'opposé pour le moins incongru d'avoir mis fin un terme à la saison de ski au Mont-Bellevue tout en sachant que d'abondantes chutes de neige nous tomberaient dessus.

« La décision a sûrement été prise sur la base d'arguments valables. Je n'en connais pas les fins détails. Cependant, si nous venons de gagner deux semaines potentielles de ski avec cette bordée, c'est sûr que je vais poser des questions pour voir si on peut relancer les opérations », assure le grand patron de l'administration sherbrookoise.

Après avoir été silencieuse durant les deux premières semaines de mars à propos du stationnement de nuit, alors que l'absence de neige suggérait pourtant une levée à tout le moins ponctuelle de l'interdiction, la Ville a publié un communiqué de presse lundi pour rappeler que cette souplesse deviendrait possible à compter du 15 mars. Malgré les avertissements retentissants comme quoi l'hiver allait rappliquer.

« Ce rappel était effectué en marge de notre projet-pilote. Les dates statutaires avaient été suggérées en se référant aux précipitations hivernales des cinq dernières années. Nous avons bien vu, cette année, que les deux premières semaines de mars auraient été propices à une gestion plus permissive. Nous ferons le point avec les élus pour voir si notre politique peut être améliorée » convient Yves Vermette.

Nous avons à peu près tous le souvenir des 64 cm de neige tombés le 14 février 2007 alors que le 7 mars a passé sans le rappel des 70 cm qui nous avaient figés à cette date en 2011. Croisons-nous les doigts, souhaitons que les 7 ne seront pas frimés en avril!




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