De l'audace et un brin de folie

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La transformation du secteur passe par une « impulsion municipale », a soutenu le maire Bernard Sévigny sur la tribune de la Chambre de commerce en dévoilant d'autres éléments du plan de revitalisation endossé lundi soir par une majorité d'élus municipaux.

Spectre Média, Julien Chamberland

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Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) CHRONIQUE / Serge Paquin a souvenir d'une soirée avec des propriétaires de bars de la rue Wellington Sud au cours de laquelle il avait été question de sécurité et de surveillance policière.

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Une animation en 3D a été projetée sur grand écran afin d'illustrer comment le nouveau stationnement étagé, dont la capacité serait doublée afin d'offrir 500 cases, deviendrait ensuite le point d'ancrage de deux édifices neufs. -

Maquette fournie, adaptation La Tribune

« Un membre notoire des Hells Angels, assis au fond la salle, avait exprimé l'avis que la surveillance policière était tout à fait adéquate. Il restera toujours difficile de démontrer quels étaient les intérêts financiers des motards dans les commerces du centre-ville à cette époque, mais ce n'était pas qu'une légende urbaine », raconte le conseiller municipal représentant ce quartier à l'hôtel de ville de Sherbrooke depuis 1990.

Après l'incubateur Espace-INC, la pépinière entrepreneuriale aménagée dans l'ancien quartier général de la police sur la rue Marquette, l'administration du maire Bernard Sévigny se lance dans la promotion du quartier « Well Inc », le périmètre urbain auquel Sherbrooke veut coller une image entrepreneuriale.

Sans nécessairement miser sur les bailleurs de fonds du passé, même si plusieurs d'entre eux ont maintenant recouvré leur liberté. Cela va de soi.

La transformation du secteur passe par une « impulsion municipale », a soutenu le maire Sévigny sur la tribune de la Chambre de commerce en dévoilant d'autres éléments du plan de revitalisation endossé lundi soir par une majorité d'élus municipaux.

Le dossier est si chaud que la Ville a même finalisé dans la grande salle du Delta, durant le souper de la Chambre et donc tout juste avant l'allocution du maire, l'acquisition de l'édifice du Pap' s. C'est l'un des cinq bâtiments, parmi lesquels se trouvent également l'hôtel Wellington et le bar de danseuses le Studio Sexe, qui seraient à démolir.

Une animation en 3D a été projetée sur grand écran afin d'illustrer comment le nouveau stationnement étagé, dont la capacité serait doublée afin d'offrir 500 cases, deviendrait ensuite le point d'ancrage de deux édifices neufs qui seront le point de convergence des organismes de soutien à l'entrepreneuriat. La Ville serait disposée à y décentraliser son service de permis afin d'accélérer le traitement des projets.

Alors que les autorités municipales ont échoué dans le passé dans leurs démarches qui visaient à amener un pavillon universitaire au centre-ville, les dirigeants de l'Université de Sherbrooke ainsi que ceux de Bishop' s endossent aujourd'hui l'idée d'un Foyer de l'innovation au coeur de la Well Inc.

Pour donner suite aux propositions formulées durant la consultation « Entreprendre Sherbrooke », le concept ratisse large : écoles entrepreneuriales, incubateur culturel ou d'innovation sociale, etc.

La recette a été utilisée dans le passé pour marier les connaissances de chercheurs à l'Institut de pharmacologie ou encore au Centre des technologies avancées avec BRP près du campus de l'UdeS.

Deux des entrepreneurs de la nouvelle garde à Sherbrooke, Peter Cassar et Éric Desmarais, ont appuyé les orientations proposées en parlant « d'audace » et « d'un brin de folie ».

Ces derniers étaient au nombre des 18 représentants d'entreprises, d'institutions et d'organismes que M. Sévigny a invités à ses côtés afin de démontrer qu'il s'agit d'un souhait collectif. Il y avait plus de chaises sur cette scène qu'il ne restera de fauteuils de conseillers au sein du nouvel organigramme municipal après les prochaines élections.

De toute évidence, le maire sortant vient d'ouvrir les voiles de sa campagne électorale. Au moment d'entreprendre la dernière année de son second mandat, il devenait impératif pour lui de présenter un projet d'envergure. Surtout après avoir dit dans le passé que deux mandats étaient suffisants pour qu'un politicien prouve sa valeur.

«Devant cette salle élitiste, le maire a parlé « d'approche écosystémique » et de « structures organiques ». Par bout, ça volait pas mal haut son affaire. S'il veut que le citoyen de la rue sente qu'il aura sa place dans le Quartier de l'entrepreneur, le professeur Sévigny aura intérêt à baisser d'un étage...

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