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Accompagné par son épouse Nicole, Jean Perrault avait annoncé son départ un an à l'avance pour favoriser l'émergence de candidatures à la mairie de Sherbrooke. En raison des nouvelles règles de financement, ceux qui songent à affronter Bernard Sévigny l'an prochain ont d'autre part intérêt à s'activer rapidement.

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(Sherbrooke) CHRONIQUE / Pour récolter, il faut semer. En politique municipale, il est fortement recommandé de commencer à remuer la terre au moins une année avant de poser sa candidature à une élection. Plus la ville est grande, plus il faut d'ailleurs s'y prendre à l'avance.

C'est une légende de la politique sherbrookoise qui l'a déjà dit :

« Je crois qu'il est opportun de faire connaître cette décision aux Sherbrookois maintenant. Je le fais afin que de bonnes candidates et de bons candidats aient le temps de se faire connaître et pour que les citoyens, eux, aient tout le temps de faire un choix éclairé, réfléchi et judicieux », a affirmé Jean Perrault le jour où il a confirmé qu'il ne solliciterait pas de renouvellement de mandat à la mairie de Sherbrooke.

C'était en octobre 2008, un an avant l'élection ayant porté Bernard Sévigny à la mairie.

Comme les élections de 2017 pointent à l'horizon, la saison est propice aux labours. Les intéressés sondent le terrain tandis que les organisations politiques sont en recrutement. Les noms de candidats potentiels vont virevolter avant que les feuilles ne se détachent des arbres.

Dany Sévigny est en réflexion pour la mairie. À 58 ans, à l'aise financièrement et sans enfant en bas âge, l'homme d'affaires sherbrookois est à une étape de sa vie qui est plus propice à l'engagement politique.

« Le téléphone sonne depuis que mon nom circule. Je reçois des messages d'encouragement. Mais je sais que ça me prend plus que cela pour mener une campagne à la mairie. Ça me prend une équipe, des gens capables d'amasser du financement, ça implique beaucoup de choses », soupèse-t-il.

Des arguments entendus dans le passé de la bouche d'un autre membre de la communauté des affaires, Jean Pelchat, ayant lui aussi flirté avec le rêve de devenir maire de Sherbrooke.

« J'ai été sollicité encore cette année. Ce fut un non catégorique et définitif », écarte-t-il d'emblée.

Jean Pelchat et Dany Sévigny entretiennent des liens d'amitié. Alors, M. Pelchat songe-t-il plutôt à s'engager sur le front politique pour tenter de faire élire son bon copain?

« J'ai parlé à Dany ces derniers jours sans prendre d'engagements de cette nature. Je lui ai seulement suggéré de tout considérer », m'a-t-il répondu.

Pour préciser les affinités, Jean Pelchat est aussi un proche de Jean-François Rouleau tandis que Marc Denault est l'associé de Dany Sévigny. Comme on le sait, les conseillers Rouleau et Denault n'ont pas tellement d'atomes crochus avec le maire. Ce cercle d'amitiés nous dirige vers le camp de l'adversité.

Quelle est votre appréciation du travail de Bernard Sévigny, ai-je demandé à Jean Pelchat?

« Je n'aime pas la dynamique de parti. Je trouve qu'elle n'est pas propice aux débats d'idées. Il faut dire que la dernière campagne à la mairie n'a pas été très relevée, non plus... »

On décode dans de tels propos un filet évident d'insatisfaction. Ça prend par contre une source de contestation beaucoup plus vive pour alimenter le militantisme et l'engagement qui donnent l'élan à un candidat à la mairie dans une ville de la taille de Sherbrooke.

Bernard Sévigny vient-il d'ouvrir le robinet avec sa gestion plutôt maladroite des contrats d'ingénierie?

Un prétendant le moindrement habile aurait certainement pu s'offrir une bonne semaine de relations publiques aux dépens du chef du Renouveau sherbrookois, qui s'est empêtré dans la gestion d'information qu'il a tardé à dévoiler à propos des contrats d'ingénierie.

Cet accident de parcours ne s'effacera pas du jour au lendemain, mais il n'aura probablement plus la même portée dans quelques mois.

Au-delà des fenêtres d'opportunités pour espérer gagner de la popularité par la notoriété, le présent automne est particulièrement stratégique pour préparer une machine électorale. Les règles de financement politique seront resserrées à compter de l'an prochain.

Les contributions électorales qui seront encaissées cette année peuvent atteindre 300 $ et sont toujours déductibles d'impôts. Dans quelques mois, la contribution maximale sera réduite à 100 $, sans abattement fiscal.

Si, tel qu'il l'évoque, Dany Sévigny n'annonce sa décision qu'au début de 2017, advenant qu'elle soit positive, il aura à passer le chapeau pas mal plus longtemps pour financer une campagne coûtant autour de 100 000 $.

« Je suis parfaitement conscient de cela », affirme-t-il.

Outre Dany Sévigny, les conseillères Hélène Dauphinais et Annie Godbout sondent le terrain. Leur réflexion doit tenir compte des mêmes considérations.

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