L'adrénaline au max

Lise Proulx a été témoin de l'intervention courageuse... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Lise Proulx a été témoin de l'intervention courageuse de son mari René, qui a réussi à sortir un homme de 79 ans de sa voiture en flammes, vendredi soir à Sherbrooke.

Spectre Média, Maxime Picard

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Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) CHRONIQUE / Ils rentraient de la mer, venaient de s'offrir un cornet de crème glacée et avaient encore la tête aux vacances. René Roy et son épouse Lise Proulx se sont pourtant retrouvés le temps d'un sauvetage aux portes de l'enfer.

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René Roy

Spectre Média, Julien Chamberland

« Nous ne voulons jamais retirer de gloire de cela puisque, pour nous, nous n'avons accompli que notre devoir. Mais il n'est pas exagéré d'affirmer que mon mari a posé un geste héroïque », décante Mme Proulx, qui a participé au spectaculaire sauvetage effectué vendredi soir le long du boulevard Saint-François à Sherbrooke.

Coincé dans sa voiture renversée qui était la proie des flammes, un homme de 79 ans a été secouru par le couple. Il doit la vie au brave ayant réussi à se rendre jusqu'à lui et à le dégager.

Le coordonnateur de la première équipe de pompiers débarqués sur place, Alexandre Groleau, a qualifié le geste de M. Roy « d'héroïque puisque, seul, le conducteur n'aurait eu aucune chance ».

La chaleur qui se dégageait du brasier était telle que M. Roy a dû rebrousser chemin. Puis, le vent s'étant mis à souffler en sens contraire, il est parvenu à atteindre le septuagénaire, à l'agripper et à le traîner par le haut du corps.

« Même si je voyais que c'était très risqué pour lui, je n'avais pas le droit de demander à mon mari de renoncer. Comme lui, j'avais entendu une voix provenant de l'automobile en flammes. Il était de notre devoir d'aider cette personne.

« Comme tu ne vois que du feu, impossible de savoir si c'est quelqu'un que tu connais. Ça aurait très bien pu être le cas puisque plusieurs membres de la famille Roy habitent dans le coin. Devant une scène comme celle-là, t'es porté seulement par l'adrénaline. À preuve, l'homme que mon mari a secouru faisait deux fois son poids », décrit Lise Proulx, qui se démenait de son côté pour trouver des renforts.

Le vacancier conduisait pieds nus et c'est sans prendre le temps d'enfiler ses sandales qu'il s'est lancé dans le fossé haut de quelques mètres pour secourir l'automobiliste en danger.

« Sans souliers et en maillot de bain dans les pépiques, envoye! Tu n'as qu'une fixation, te rendre à la personne en péril », ajoute René Roy.

Employé de la compagnie Surplec, M. Roy a repris le boulot lundi. Il passe la semaine en Outaouais pour l'exécution d'un contrat.

« J'ai eu une odeur de feu dans le nez durant toute la journée de samedi, ça m'a trotté dans la tête durant toute la fin de semaine. J'ai eu l'estomac viré à l'envers, mais ça se replace tranquillement.

« Le plus invraisemblable dans cette histoire est effectivement que j'aie réussi à sortir le conducteur de là. J'ai cru que je n'y parviendrais jamais, car j'arrivais à peine à le bouger. À un moment donné, j'avais le sentiment de lui parler seulement pour entretenir l'espoir chez lui. M'est soudainement venue une force insoupçonnée », revit René Roy.

« J'ai rarement vu mon mari aussi épuisé. Il était assoiffé, exténué, vraiment au bout de ses forces », retient aussi son épouse.

Le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke proposera au ministère de la Sécurité publique du Québec d'honorer M. Roy pour cet acte de bravoure.

Est-ce par ailleurs vrai que le conducteur semblait sous l'effet de l'alcool?

« Je n'ai pas porté attention, ça relève de la police pas de nous », répond Lise Proulx.

Ayant des motifs de croire que c'était le cas, les policiers ont demandé des prélèvements sanguins, qui seront analysés afin de déterminer quel était son taux d'alcool dans le sang.

*****

Dans un autre rayon, bref retour sur l'altercation canine ayant récemment fait la manchette. Plusieurs lecteurs étaient curieux de savoir si la propriétaire du Yorkshire mordu à mort par un pitbull dans l'Est de Sherbrooke serait sanctionnée parce que son chien n'était pas tenu en laisse alors que le chien agresseur ayant été euthanasié, lui, l'était.

« Un constat d'infraction de 100 $ plus les frais sera effectivement émis à la propriétaire dont la bête contrevenait à la réglementation municipale », confirme la porte-parole de la SPA de l'Estrie, Cathy Bergeron.

Fin de l'histoire.

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