A beau bâtir celui qui vient d'ici

« C'est un grand jour », a lancé... (Spectre Média, René Marquis)

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« C'est un grand jour », a lancé l'homme d'affaires Mario Côté (à droite) en confirmant des investissements de 30 M $ de l'entreprise Canards du Lac Brome en présence de plusieurs membres de sa famille, dont sa mère Madeleine, son fils  Julien, sa fille Océanne, son épouse Lucie, son fils Charles-Antoine ainsi que sa belle-fille Marie-Pierre.

Spectre Média, René Marquis

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Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) CHRONIQUE / Mario Côté derrière un lutrin du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation. C'est inhabituel pour lui.

À la remarque, l'homme d'affaires éclate de rire et sa mère Madeleine s'en étonne autant que lui.

« Je n'aurais jamais pensé que ça se produirait un jour. En même temps, Mario est comme son père, il a démontré à maintes reprises qu'il est visionnaire », l'encense-t-elle.

La maman revoit les débuts, en 1986, lorsque son fils a pris en charge au pied levé la porcherie de son mari Doris, décédé prématurément lors d'un accident à l'âge de 48 ans.

Trente ans plus tard, après avoir multiplié les acquisitions d'entreprises de production et de transformation dans le porc, M. Côté concrétise son investissement le plus important en augmentant sa mise dans le canard.

« Lorsque nos nouvelles installations seront opérationnelles, après avoir injecté les 30 M$ qui permettront de doubler la capacité de production de Canards du Lac Brome, mes actifs dans ce secteur seront à peu près équivalents à ceux que j'ai dans le porc », évalue celui qui a déjà été surnommé le « baron québécois du cochon ».

Asbestos recevra les deux tiers de ces investissements, qui feront de l'ancienne usine de Viandes Laroche un centre de transformation de canards à l'avant-garde.

« J'ai beaucoup voyagé au cours des derniers mois, je suis allé aux États-Unis, en Hollande, en France et jusqu'en Australie, pour visiter des usines afin d'identifier les meilleurs équipements. Nous équiperons nos nouvelles installations de ce qu'il y a de mieux », précise le directeur général de Canards du Lac Brome, Claude Trottier.

On ne parle plus d'un chef de PME quand on réfère à Mario Côté. Il possède des intérêts dans des entreprises embauchant un millier de personnes. Les séquences de développement projetées à Asbestos doivent en ajouter 150.

« M. Côté envisageait des investissements de 3 M$ la première fois que j'ai discuté avec lui. Là, on atteint les 30 millions pour la région. Comme effet de levier, c'est difficile de demander mieux », se réjouit la députée de Richmond, Karine Vallières.

Cochez oui au développement économique autant qu'à l'innovation avec la niche du canard déjà établie sur les marchés d'exportation.

« Les opportunités, ce n'est pas tout de les voir, il faut trouver le moyen de les faire. Il n'y a que le résultat qui compte. Ces investissements, je les réalise en pensant à ma relève. C'est fondamental, c'est l'essentiel de ce que je fais. Autrement, à l'âge que j'ai, je penserais à liquider ».

Quatre des cinq fils de Mario Côté, Charles-Antoine, Léandre, Pierre-Félix et Jean-Philippe ont des responsabilités au sein de l'entreprise.

Océanne et Julien, qui sont plus jeunes, épaulaient leur mère

Lucie après la conférence de presse en servant des canapés et de la saucisse de canard.

A beau bâtir celui qui vient d'ici. Celui qui vit et qui croit à l'Estrie. Comme le développeur qu'est Mario Côté.

Ayant appris plus tôt dans la journée qu'Alliance Magnésium avait réussi à lever une somme de 5,7 M$ de financement privé qui vient doubler les engagements publics, le maire d'Asbestos, Hugues Grimard, était doublement heureux.

Alliance Magnésium dispose maintenant des fonds nécessaires pour mettre en place son usine de démonstration, avec l'objectif de couler les premiers lingots au début de 2017.

« Parallèlement à cela, nous avons injecté 1,2 M$ pour développer la rue de l'Ardoise parce qu'il y a des projets qui s'en viennent. Nous finançons à même notre fonds de roulement les 350 000 $ que coûte le raccordement au gaz naturel.

« Actuellement, c'est le secteur résidentiel qui supporte la charge municipale, mais je vous assure que d'ici quelques années, l'industriel va contribuer davantage et ça va permettre d'accorder un répit à nos contribuables. Nous ne faisons pas que parler de relance, nous la réalisons », soutient le maire Grimard.

Selon Québec, les 15 M$ accordés sous forme de prêts ou en contributions directes via le Fonds de diversification économique ont jusqu'à maintenant généré des investissements de 43 M$ avec une incidence positive sur la création ou la sauvegarde de 320 emplois.

Asbestos ne pédale pas dans le beurre.

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