Salariés en attente

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Le retour au travail est tardif pour un certain nombre de travailleurs de l'Estrie oeuvrant dans l'industrie de la construction.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Le retour au travail est tardif pour un certain nombre de travailleurs de l'Estrie oeuvrant dans l'industrie de la construction. Sans être catastrophiques, les données du premier trimestre de 2016 traduisent les appréhensions de salariés en attente d'un rappel dans certains secteurs d'activité ou corps de métier.

Le nombre d'heures travaillées a reculé de 23 pour cent en génie civil ainsi qu'en voirie au cours des mois de janvier, février et mars en Estrie. L'écart s'explique en bonne partie par le fait qu'il n'y a aucune activité liée au prolongement de l'autoroute 410 alors que des équipes s'activaient l'an dernier à construire le tronçon séparant la rue Belvédère et Lennoxville, qui a été ouvert en octobre.

Le ralentissement observé touche un secteur névralgique, l'institutionnel/le commercial, qui génère bon an mal an près de la moitié des heures travaillées en Estrie. Le recul est de 9 pour cent.

« Le résidentiel se porte mieux, l'activité est en hausse de 10 pour cent. Celle-ci ne compense toutefois pas tous les effets de la décroissance dans d'autres secteurs. L'Estrie n'est pas parmi les régions les plus actives, mais pas non plus parmi celles qui sont les plus touchées », relève Maxime Leblanc Desgagné, économiste à la Commission de la construction du Québec (CCQ).

Le recul global de 4 pour cent en Estrie au cours du premier trimestre de 2016 est supérieur à la moyenne provinciale. La CCQ a mesuré une effervescence particulière ces derniers mois à la Baie-James ainsi que dans la région du Bas-St-Laurent-Gaspésie.

À Sherbrooke, après avoir généré des chantiers majeurs ces dernières années avec la construction du complexe sportif de l'Université Bishop's, de deux écoles primaires ou lors des travaux effectués au Centre Étienne-Lebel annexé au CHUS de Fleurimont, les secteurs de l'éducation et de la santé soins moins actifs.

Les 808 000 heures déclarées par des Estriens au cours du 1er trimestre ont été travaillées par 3621 salariés. C'est 110 personnes de moins que l'an dernier.

Toutefois, comme dans la plupart des régions de la province, le premier trimestre n'est pas le plus actif en Estrie. Selon la moyenne des cinq dernières années, seulement 18 pour cent des heures comptabilisées sur un an sont travaillées au cours de cette période.

Les grands chantiers annoncés cette semaine par la direction régionale du ministère des Transports, totalisant 124,5 M$ sur deux ans, illustrent le rétrécissement du calendrier de travail. Les réfections de structures (27 M$) et de chaussées (79 M$) sont concentrées au cours de la période de la mi-mai à novembre tandis que la construction de route peut se faire même durant les mois d'hiver.

Ce fut le cas lors du prolongement du boulevard de Portland et c'est ce qui nourrit l'espoir d'une fin d'année plus prometteuse dans ce secteur, avec la mise en chantier annoncée par la Ville de Sherbrooke des premières phases du boulevard René-Lévesque.

C'est donc dans un contexte de contraction plutôt que d'expansion que se déroule actuellement le maraudage dans l'industrie de la construction. Les centrales syndicales ont jusqu'à la fin du mois pour courtiser ouvertement les membres de leurs concurrentes.

« Nous n'utilisons pas le ralentissement comme facteur de persuasion, ni en Estrie ni ailleurs. Comme notre priorité est que notre monde travaille, nous mettons l'accent sur notre application mobile informant systématiquement nos membres dès qu'un nouvel employeur est en recrutement », explique Daniel Cadieux de la CSD Construction.

Cette centrale représente actuellement 17 pour cent des travailleurs de la construction en Estrie, au deuxième rang derrière la FTQ qui parle au nom de 45 pour cent des salariés estriens. Viennent ensuite le Conseil provincial des métiers de la construction (Inter) à 16 pour cent, le Syndicat québécois de la construction (SCQ) à 14 pour cent et la CSN avec une représentation de 7 pour cent sur les chantiers estriens.

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