Des signes prometteurs

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La future usine de Mésotec, à l'entrée du nouveau tronçon du boulevard de Portland, mettra le parc industriel en valeur et rendra le développement de Sherbrooke plus visible.

La Tribune, Luc Larochelle

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Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Sherbrooke a un vent de dos. L'économie prend de la vigueur et la reprise paraît un peu plus robuste.

Les statistiques de l'emploi le démontrent. Les taux d'activité et d'emploi ont grimpé de deux points dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Sherbrooke au cours du premier trimestre de cette année par rapport à la période correspondante l'an dernier. Le taux de chômage, lui, a légèrement régressé.

La RMR déborde du territoire de la ville, elle comprend Magog et une partie de la MRC Memphrémagog, mais ce portrait concorde avec les données figurant au rapport d'activités de Sherbrooke Innopole pour 2015.

Le gain net de 546 emplois au cours de la dernière année est assurément plus convaincant que les 94 postes ajoutés en 2014. C'est le retour à un rythme de croissance se situant dans la moyenne des dix dernières années à Sherbrooke.

La future usine de Mésotec, qui prend forme en bordure du nouveau tronçon du boulevard de Portland, marque ce progrès. Elle donnera du prestige au parc industriel régional et rendra le développement généré par Sherbrooke Innopole beaucoup plus visible.

Le prolongement de la rue Robert-Boyd, pour amener l'offre de terrains industriels jusqu'à la vitrine autoroutière, est d'ailleurs annonciatrice d'autres bonnes nouvelles.

«Le conseil municipal n'aurait pas autorisé cet investissement de 1,9 M$ s'il n'y avait pas de projets dans le collimateur. Nous avons ajusté les prix des terrains, nous avons bonifié les incitatifs et là, on sent vraiment un intérêt des entrepreneurs à s'installer dans le parc industriel», soutient le maire Bernard Sévigny.

La filière-clé des sciences de la vie a généré 268 emplois de plus que l'an dernier, une hausse significative de 16 pour cent. Sans tambour ni trompette, Laboratoires Charles River a injecté 1 M$ pour ajouter 10 autres chambres de recherche à son complexe du parc scientifique. La compagnie a grossi les rangs de son personnel d'une quinzaine de personnes.

Est-ce l'amorce des phases d'expansion qui devaient suivre l'inauguration, en 2009, du premier pavillon de Charles River?

«Il y a une reprise dans le secteur pharmaceutique. Nous maximisons l'utilisation de toutes nos installations et c'est ce qui a été fait au cours de la dernière année à Sherbrooke. Nous venons d'acquérir un de nos principaux compétiteurs, ce qui nous offrira d'autres opportunités. Plusieurs options seront à analyser», répond l'actuel directeur des installations de Sherbrooke, Mike Broadhurst, qui vient d'accepter un poste au Massachusetts où se trouve le siège social de la multinationale.

L'ouverture du Centre Plasma Vie à Sherbrooke a créé 25 emplois dans ce domaine le long de l'artère commerciale de la rue King, dans le secteur où pourrait naître la première superclinique.

C'est un bon présage d'apprendre que les dirigeants de Sherbrooke Innopole se rallient à la solution de compromis proposant un usage institutionnel et commercial en bordure de la rue tout en préservant la vocation industrielle du bâtiment dont le manufacturier de produits récréatifs BRP a décidé de se départir. Ainsi, les équipes de Commerce Sherbrooke et Sherbrooke Innopole tireront dans le même sens pour rendre cette autre entrée de ville plus dynamique.

Les investissements de 100 M$ recensés dans le secteur de la fabrication de pointe, dont la moitié a été consacrée à des achats de machinerie et d'équipements, sont par ailleurs un baromètre de la confiance des entreprises de transformation.

«Ça ne comblera pas tous les retards au niveau de la productivité, mais c'est assurément un bon signe pour améliorer la compétitivité de nos entreprises» relève la directrice générale de Sherbrooke Innopole, Josée Fortin.

Ces résultats ont été obtenus dans une conjoncture de lourdes compressions budgétaires provinciales qui, inévitablement, ont des répercussions sur nos équipes de recherche et nos entreprises d'innovation.

Sherbrooke a passé la presque totalité de l'année 2015 sans représentation ministérielle locale. Or, les choses ont changé au cours des derniers mois tant à Ottawa qu'à Québec avec les responsabilités accordées à Marie-Claude Bibeau et Luc Fortin.

Sans vivre d'illusions ou nourrir de fausses prétentions, il faut se réjouir de «cette année plus respectable», pour reprendre les propos du président de Sherbrooke Innopole, Pierre Tremblay.

Après les réalisations de 2015, d'autres signes prometteurs pointent à l'horizon de 2016.

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