L'actualité en accéléré

Le plaidoyer de culpabilité de Jean Guité a... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

Le plaidoyer de culpabilité de Jean Guité a évité le dévoilement de la preuve de financement illégal qui aurait éclaboussé davantage le Groupe S.M. ainsi que les employés ayant agi comme prête-noms en 2009, dont quatre étaient domiciliés à Sherbrooke.

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Grosse semaine dans l'actualité régionale et provinciale. Comme les matchs du Canadien Express, présentés à RDS et permettant de visionner en seulement 60 minutes la partie que l'on n'a pu voir en direct, en voici une version condensée et commentée.

D'abord, dès qu'ils ont été informés d'une malversation, le maire Bernard Sévigny et son parti ont vite remboursé les 4000 $ versés en 2009 par des prête-noms à l'emploi du Groupe S.M., dont certains étaient domiciliés à Sherbrooke.

Qui sont ces professionnels, puisqu'ils ont été complices du stratagème, pourquoi n'ont-ils pas été sanctionnés?

La porte-parole du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), Julie St-Arnaud, a expliqué cette semaine que «la discrétion du poursuivant» a été exercée. Le dossier a été fermé avec le plaidoyer de culpabilité de Jean Guité, qui a admis «avoir aidé des employés du Groupe S.M. à verser des contributions autrement qu'à même leurs propres moyens».

Une enquête est ouverte à la suite d'un vol, la police finit par remonter à l'auteur ainsi qu'à un complice ayant conduit la voiture de fuite, verriez-vous un procureur de la Couronne en train de nous expliquer qu'il n'avait que le premier dans sa mire?

Même en supposant que l'un des prête-noms ait été le point de départ de l'enquête du DGEQ, ceux qui collaborent avec la justice peuvent habituellement espérer des peines allégées, mais ils ne sont pas nécessairement graciés. Autant pour des infractions criminelles que pénales.

Les noms des employés impliqués dans ce financement illégal apparaissent sur des listes publiques, notamment celle des donateurs du Renouveau sherbrookois. Des contributeurs à 1000 $ à la caisse électorale de M. Sévigny, il n'y en avait pas tant que ça, en 2009. Avec Google, associer des noms à cette société d'ingénierie est une affaire de rien. Avec l'approche du DGEQ qui paraît plutôt frileuse, c'est comme si les «complices» n'avaient rien fait.

Un accusé plaide coupable, il prend les balles pour les autres et pour la firme qui l'embauche, et l'affaire est classée. Sans que la preuve ne soit jamais révélée, sans que personne n'ait à présenter à la barre des témoins pour raconter comment les approches ont été faites.

C'est frustrant. Il faut cependant doser cette frustration en se rappelant que, comme l'UPAC, le DGEQ doit se présenter au tribunal avec des preuves en béton pour obtenir des condamnations. Au-delà de la volonté de démasquer, il y a la capacité à démontrer.

Une caisse de Dawn pour le député Hamad

Y a-t-il à ajouter à tout ce qui a été écrit et dit cette semaine sur Sam Hamad? Pas plus qu'un paragraphe.

Autant M. Hamad s'est livré en pâture aux crocodiles en se rendant en Floride, autant il en est revenu en ressemblant aux pélicans englués par la marée noire de la Louisiane. Si j'en crois le fabricant de détergent à vaisselle Dawn liquide, ce produit est d'une rare efficacité pour le dégraissage du goudron. Si j'étais le député Hamad, j'en commanderais au moins une caisse.

Les bilans sportifs

Le Tricolore met un terme à sa saison de misère sans ses vedettes Carey Price et P.K. Subban. Il commencera la prochaine sans qui?

Marc Bergevin est mieux d'éviter les terrasses du centre-ville de Montréal l'été prochain parce qu'on lui reprochera de ne pas être assez actif sur le téléphone pour envoyer le bois mort ailleurs.

Les attentes des Québécois envers M. Bergevin sont tellement grandes que si j'étais lui, j'éviterais la Floride. Le soleil est aussi dangereux pour un patron du Canadien qu'on imagine en train de se tuer au travail que pour un ministre qui s'y retrouve pour soigner une commotion.

À Sherbrooke, la direction du Phoenix a vite tourné la page sur le départ de la vedette de concession, Jérémy Roy, qui a été échangé à l'Armada de Boisbriand. Ce défenseur talentueux est de ceux qui devaient faire revivre la frénésie du hockey junior à Sherbrooke.

Parti, le Jérémy. Avec son bas du corps amoché, et avec plein de sous-entendus quant à son attachement à l'équipe lancée à la conquête des grands honneurs en début de saison.

Ça manquerait de classe et de diplomatie de pointer ce jeune homme du doigt. Selon les règles de la Ligue junior majeure du Québec, le Phoenix n'a même pas le droit de confirmer la transaction avant le repêchage qui aura lieu au début du mois de juin.

Que la décision ait été prise de l'envoyer sous d'autres cieux dans le dernier tiers du calendrier et bien avant les séries prouve que la direction du Phoenix était déjà ailleurs.

La mise en marché est la seule chose qui ait été réussie dans cette association. Le reste est un flop dont Jérémy Roy n'est pas le seul responsable.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer