Le centre-ville au lac des Nations

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Les deux rives du lac des Nations relèveront du même conseiller. Le parc Jacques-Cartier, le Domaine Howard et la Place Nikitotek, aussi.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Nous voilà donc à la dernière étape de la réforme sur la gouvernance que le maire Bernard Sévigny a vendue aux Sherbrookois à l'élection de 2013 en promettant de rendre l'appareil municipal plus efficace. La carte électorale tricotée dans la douleur des compromis avant la fusion de 2002 sera remplacée par une version nettement plus épurée.

Avant le regroupement municipal, le squelette de Sherbrooke était un os de chien : un tronc dans l'axe de la rue King avec des excroissances, Rock Forest et Fleurimont, aux extrémités. Les districts électoraux de la ville unifiée avaient été configurés à partir de cette urbanisation plutôt éclatée.

Dorénavant, le secteur plus dense de Rock Forest, de Mi-Vallon jusqu'aux réservoirs d'eau, formera un district. Pour le reste, à une exception près, ce qui est au nord du boulevard Bourque sera greffé au secteur Saint-Élie tandis que ce qui est au sud sera rattaché à Deauville. Simple comme ça.

Les grands axes routiers du nord délimiteront les deux districts de ce quartier, de la rivière Magog jusqu'à l'autoroute 610. Logique

Le quartier universitaire ne sera plus un pain tranché. Il englobera le campus et son unité de voisinage, incluant le parc du Mont-Bellevue, et ira s'appuyer sur l'ancien Ascot. Même raisonnement cartésien.

On n'aura plus besoin de réunir les représentants de trois districts électoraux et le personnel de deux arrondissements pour discuter du pourtour du lac des Nations. Les deux rives relèveront du même conseiller municipal. Le parc Jacques-Cartier, le Domaine Howard et la Place Nikitotek, aussi.

Cette représentation sera propice à un développement concerté et intégré. En référant au quartier des touristes, on cessera de se demander si le centre-ville s'arrête à la rue Belvédère ou s'il est dangereux de l'amener trop proche du lac.

L'arrondissement de Fleurimont perd un district mais là aussi, les nouvelles lignes de démarcation proposées font du sens par rapport aux habitudes de vie des citoyens vivant à l'est de la rivière Saint-François.

Rappelons que l'arrondissement de Lennoxville reste intact tandis que le territoire de Brompton devient un district électoral dont les frontières demeureront immuables malgré un écart démocratique important. Ce district comptera 40 pour cent moins d'électeurs que la moyenne des autres districts de la ville (à part Lennoxville).

Pour ce qui est des répercussions politiques, ce redécoupage est loin d'être à l'avantage du maire Bernard Sévigny. Le Renouveau sherbrookois perdra d'office un siège, celui de la conseillère Nicole A. Gagnon. Si Robert Pouliot décide de ne pas solliciter de renouvellement de mandat, il pourrait ouvrir une fenêtre à sa collègue Gagnon. Autrement, celle-ci devra déloger Jean-François Rouleau. Ce ne sera pas une mince tâche.

Le départ éventuel de Diane Delisle évitera qu'elle et Bruno Vachon, tous les deux membres de l'équipe du maire, se marchent sur les pieds. Ce sera quand même un siège de moins pour le Renouveau sherbrookois, qui devra aussi compenser le départ Serge Paquin dans le centre-ville, un district qui se retrouvera fondu au Vieux-Nord que Chantal L'Espérance ne sera vraisemblablement pas prête à abandonner.

Rémi Demers, un autre conseiller indépendant membre du comité exécutif, s'épargnera une bataille avec Louisda Brochu qui tirera sa révérence après ce mandat. Soustrayez potentiellement un autre vote au parti de M. Sévigny.

Pour rester du même côté que le maire à l'hôtel de ville, Christine Ouellet, une recrue au sein du présent conseil, devra se mesurer au vétéran Marc Denault. Elle n'aura pas la partie facile.

Advenant la réélection de Nicole Bergeron et David Price dans Brompton et Lennoxville, de même qu'en supposant qu'Hélène Dauphinais et Pierre Tardif profiteront de la prime à l'urne des conseillers sortants tout comme Mme L'Espérance et MM. Rouleau et Denault, ça ne laissera pas beaucoup de marge de manoeuvre au maire Sévigny pour aller se chercher une autre majorité.

Le chef du Renouveau sherbrookois va sans doute se précipiter dans Saint-Élie dès que le conseiller Julien Lachance confirmera son départ comme indépendant dans ce district, qui pourrait donc devenir l'une des boîtes à surprises du prochain scrutin.

Le maire est mieux d'être efficace dans son recrutement de candidats, car il n'est pas dit qu'il obtiendra autant de succès dans son maraudage qu'au moment où Serge Paquin et Louisda Brochu lui ont donné des ailes en adhérant à son parti avant le lancement de sa dernière campagne électorale. Remarquez, ça ne l'empêchera sûrement pas d'essayer...

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