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Si la présentation technique effectuée en novembre à Sherbrooke devant des représentants des Jeux de la Francophonie a été jugé sur des critères objectifs, le reste du processus d'évaluation des candidatures était nécessairement subjectif. Les représentants régionaux se rallient au choix de Moncton-Dieppe.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / C'est une non-nouvelle. Il était tout de même nécessaire de la rendre officielle.

Le gouvernement du Québec et la Ville de Sherbrooke ferment les livres et appuient sans réserve l'attribution des Jeux de la Francophonie 2021 aux villes candidates du Nouveau-Brunswick.

La victoire est concédée dix jours après la recommandation favorable à Moncton-Dieppe émise par le conseil d'orientation ayant reçu en audition à Abidjan, en Côte D'Ivoire, les deux délégations qui étaient engagées dans la course.

Il était de mise que Sherbrooke tourne publiquement la page avec diplomatie. Un chroniqueur de l'Acadie avait notamment adressé des remontrances au maire Bernard Sévigny en le traitant de mauvais perdant.

« Voici comment les choses se sont passées à Abidjan : quand un représentant du Nouveau-Brunswick est sorti de la salle en lançant "on l'a", malgré ma déception, j'ai donné des bisous à toutes les déléguées de Moncton-Dieppe incluant la ministre Francine Landry. J'ai pris soin de féliciter chacun et chacune. Je ne pense vraiment pas m'être comporté en mauvais perdant » remet en contexte M. Sévigny.

Y'a tout de même une petite contradiction : si le maire Sherbrooke a ainsi distribué les félicitations à Abidjan, c'est qu'il savait d'ores et déjà que les carottes étaient cuites, non? S'il n'avait pas lancé la serviette, c'était tout comme.

« C'est après avoir effectué certaines vérifications et consulté des observateurs que nous en sommes venus à la conclusion qu'il valait mieux retirer la candidature. C'était normal de prendre un certain temps plutôt que de réagir sous le coup de l'émotion » a répondu à ce sujet la ministre Christine St-Pierre qui, à titre de responsable des Relations internationales et de la Francophonie, pilotait la délégation québécoise.

Le ministre responsable de l'Estrie, Luc Fortin, n'a rien à redire sur le processus d'évaluation ayant mené à ces résultats.

« L'analyse a été objective. Notre candidature avait été favorisée sur le plan technique, mais quand on examine le pointage, l'écart était de seulement huit points sur 1000. C'était donc pratiquement une égalité statistique sur le plan organisationnel. L'histoire derrière la communauté acadienne et la résilience des francophones là-bas ont séduit lors de l'étape finale, notamment auprès des États du sud », retient le ministre Fortin.

« C'est un mode décisionnel par consensus. La recommandation favorable à Sherbrooke sur le plan technique était unanime. Sauf que c'est le seul volet basé sur des critères objectifs alors que le reste du processus a été une démarche très subjective».

«C'est une appréciation livrée par 15 personnes à la fin d'une présentation d'une heure. On ne connaitra jamais les véritables raisons pour lesquelles notre candidature n'a pas été retenue, ça va demeurer une zone grise. Sauf que c'était les règles et nous acceptons le résultat», résume quant à lui le maire Sévigny.

Des informations crédibles m'ont été soufflées à l'oreille comme quoi le gouvernement Couillard aurait lui-même émis des commentaires favorables à la candidature de Moncton avant que Sherbrooke ne présente la sienne.

«Je n'ai jamais eu écho de cela», assure le ministre Fortin.

Même réaction du côté du maire ou des membres de la délégation sherbrookoise ayant travaillé sur les volets techniques.

Au jeu du donnant-donnant, c'est plutôt avec la Belgique que le Québec aurait eu des accointances de ce genre. Ce pays n'a finalement jamais présenté de dossier pour l'obtention de ces Jeux.

Qu'importe ce qui a pu se produire avant, il faut admettre que l'appui du gouvernement québécois a été entier et sans réserve une fois que Sherbrooke s'est lancée dans la course.

À quoi bon se torturer l'esprit d'ailleurs, on ne découvrira jamais la vérité. Les règles sont effectivement ce qu'elles sont. On se retroussera les manches pour saisir la prochaine opportunité qui passera.

D'ici là, Go Moncton Go!

Si Marie-Claude Bibeau est encore ministre fédérale de la Francophonie en 2021, on prendra les dépenses de son mari-maire à notre charge afin qu'il puisse l'accompagner aux Jeux de l'Acadie.

Y'a pas juste M. Sévigny, tous les Sherbrookois sont bons perdants.

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