L'aide aux aînés

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La Ville de Sherbrooke informera près de 10 000 propriétaires qu'ils pourraient se qualifier au Programme provincial  d'aide aux aînés pour le paiement des taxes municipales.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Les personnes âgées, qui pour plusieurs peinent encore à digérer la facture de taxes municipales qu'elles auront à acquitter cette année à Sherbrooke, recevront un coup de main de la Ville afin de bénéficier d'une allocation provinciale.

La Ville mettra sous peu à la poste 9230 avis à autant propriétaires pour les informer qu'ils pourraient se qualifier à une subvention offerte aux aînés pour amortir le choc d'une hausse de taxes municipales.

Ne possédant pas d'information sur l'âge des personnes inscrites au registre foncier, la Ville expédiera cet avis à tous les propriétaires d'immeubles dont la nouvelle valeur dépasse d'au moins 7,5 pour cent la hausse moyenne de leur catégorie.

La hausse moyenne des valeurs des résidences unifamiliales étant de 6,1 pour cent dans le nouveau rôle à Sherbrooke, c'est dire que tout écart supérieur à 14 pour cent peut être partiellement compensé par une aide provinciale.

Pour se qualifier au programme, il faut être âgé de 65 ans ou plus, être propriétaire de sa résidence depuis plus de 15 ans et avoir un revenu familial inférieur à 50 000 $.

C'est le cas d'Irène Mailloux, une résidente de la rue Thomas-Chapais, dont il a été question récemment dans cette chronique. La valeur de la propriété de Mme Mailloux, dans l'arrondissement de Jacques-Cartier, a bondi de 25 pour cent. Ses taxes municipales lui coûteront 600 $ de plus en 2016.

Un écart semblable donne droit à un crédit de taxes de l'ordre de 200 $, selon un exemple de calcul exposé dans des documents du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT).

« C'est mieux que rien. Dites aux autres personnes âgées de voir à leurs affaires et de ne pas s'en priver. D'ailleurs, la Ville aurait pu simplifier les choses en nous informant de l'existence de ce programme lors de l'envoi des comptes de taxes » soulève Mme Mailloux, qui a communiqué avec la Ville après avoir appris l'existence de ce programme en préparant ses déclarations de revenus de 2015.

« Nous aurions bien aimé pouvoir fournir ces précisions avec les factures. Ça n'a pas été possible. Ce programme a été lancé tardivement et ça nous a laissé peu de temps pour prévoir. Ça représente pratiquement un cas sur cinq sur le volume de nos 53 000 dossiers à traiter. Ce n'est pas une mince tâche. La prochaine fois, nous essaierons de faire mieux », répond le président du comité exécutif, Serge Paquin.

La prochaine fois arrivera vite puisque les municipalités seront tenues de fournir ces informations pour chacune des années d'un rôle triennal puisqu'en se référant aux critères de l'âge, du revenu et de la période de propriété de la maison, une personne peut devenir admissible durant l'une ou l'autre de ces trois années.

Le MAMOT a émis des précisions à propos de ce programme le 28 octobre dernier, soit deux mois avant l'adoption des budgets municipaux et trois mois avant l'envoi des comptes de taxes. Les délais étaient effectivement courts.

Ce n'est pas la mer à boire, mais un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.

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