Sur les traces du mentor

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En même temps qu'il réconfortait son fils Raphaël, le député de Sherbrooke, Luc Fortin, a eu droit à un câlin de sa fille Alexia après avoir prêté serment comme ministre du nouveau cabinet Couillard. La scène s'est déroulée sous les yeux de la mère de M. Fortin, Diane.

LA TRIBUNE, LUC LAROCHELLE

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(QUÉBEC) CHRONIQUE / La région de l'Estrie a retrouvé un siège au conseil des ministres à Québec grâce au jeune député de Sherbrooke, Luc Fortin, qui sera le cadet au sein du nouveau cabinet de Philippe Couillard.

Jean Charest avait 30 ans lorsqu'il est devenu ministre fédéral du Sport amateur.

M. Fortin hérite du Sport et du Loisir québécois à l'âge de 33 ans. À voir l'épouse et les trois enfants de M. Fortin assis dans la première rangée au Salon rouge, on aurait juré une réplique des Charest.

Le petit Raphaël, 2 ans, a éclaté en sanglots en se voyant privé des bras de son père qui recevait les félicitations de ses collègues après son assermentation comme ministre. Papa s'est empressé d'aller le réconforter.

Au même moment, Alexia, 4 ans, s'est approchée pour lui servir un chaleureux câlin. Une spontanéité et une candeur qui ont déridé l'assistance, incluant le premier ministre Couillard.

« J'ai donné un seul conseil à Luc. Je lui ai dit que ses trois enfants étaient aussi importants que toutes les responsabilités politiques », de raconter Pierre Paradis, qui passe le flambeau au député de Sherbrooke comme ministre répondant de l'Estrie.

« Pierre est un vétéran qui sait de quoi il parle. Pour avoir souvent accompagné l'ex-premier ministre Charest dans ses déplacements, j'ai été témoin de l'importance qu'il accordait lui aussi aux membres de sa famille en dépit de la lourdeur de ses tâches. Nous veillerons à préserver un équilibre », se jure M. Fortin.

« La politique est un choix que nous avons fait ensemble et nous composerons avec tout ce que cela implique », entérine sa conjointe Émilie Rouleau.

«Le premier ministre Couillard m'a clairement dit qu'il voulait que je supporte les efforts de ma collègue Christine St-Pierre.»


Sans avoir été aussi explosive que celle qu'a connue ces derniers mois la nouvelle ministre fédérale Marie-Claude Bibeau, l'ascension politique de Luc Fortin est tout de même rapide.

À pareille date, il y a deux ans, M. Fortin n'avait pas encore posé le pied à Sherbrooke pour commencer à solliciter l'appui des anciens électeurs de Jean Charest. Vingt-et-un mois plus tard, le voilà ministre et ambassadeur politique de la région.

Diane Fortin, venue à son tour s'établir à Sherbrooke, a vécu la cérémonie d'assermentation aussi intensément que son fils.

« Je suis émue. Je sais que Luc réalise son rêve. Je suis fière qu'il ait tracé sa voie ».

« Il ne peut pas y avoir plus grande motivation qu'une journée comme celle-là », de lancer le nouveau ministre.

Mise à part Lise Thériault, dont le retour a été chaleureusement applaudi, Luc Fortin est le seul autre ministre à avoir eu droit à une ovation debout.

« Ça m'a déstabilisé. Je ne m'attendais pas à cela. Outre les députés et les invités, la salle était composée de membres des cabinets que j'ai côtoyés du temps où j'effectuais le même travail qu'eux. Ils se reconnaissent en moi. À leurs yeux, j'incarne à la fois l'élu et le personnel qui le supporte », décode-t-il.

Ne cherchez donc pas plus loin l'ascendant que Philippe Couillard cherche à mettre en valeur avec la présence du député Fortin au sein de son cabinet. 

Ce dernier associe sa nomination aux aspirations de la communauté sherbrookoise pour l'obtention des Jeux de la Francophonie de 2021.

« J'ai un ministère créé sur mesure. Le premier ministre Couillard m'a clairement dit qu'il voulait que je supporte les efforts de ma collègue Christine St-Pierre ».

Luc Fortin sera toutefois ministre délégué. Le Loisir et le Sport demeureront rattachés au ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et Recherche, qui relève dorénavant de Pierre Moreau.

« Je ne suis pas un ministre de deuxième ordre. M. Couillard a d'ailleurs dit dès notre première rencontre que toutes les voix auront le même poids au conseil des ministres. De la même façon, ce n'est pas parce que je suis ministre que j'ai dorénavant un rapport d'autorité face aux autres députés de la région. Pierre Reid préside actuellement le caucus régional et il en restera ainsi. Nous allons essayer de nous donner une mécanique plus efficace pour servir nos seuls patrons, les électeurs ».

Luc Fortin a eu Jean Charest comme mentor et ça paraît. 

« Ce sont des moments intenses qui, de fait, me rappellent la carrière de Jean. Nous serons là pour épauler Émilie et Luc », assure le conseiller municipal Jean-François Rouleau, qui voit son gendre marcher dans les traces de son illustre cousin ayant été premier ministre.

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