Pas pire, mais guère mieux

Le député de Sherbrooke, Luc Fortin, convient que... (Spectre Média, René Marquis)

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Le député de Sherbrooke, Luc Fortin, convient que l'Estrie a peu progressé au cours de la dernière année au chapitre de l'emploi. M. Fortin anticipe de meilleurs résultats en 2016.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Les statistiques toutes fraîches comparant les données annuelles sur l'emploi de l'année 2015 en Estrie à celles des douze mois précédents se résument à ceci : la situation n'est pas pire, mais ce n'est guère mieux.

Indicateur positif, le taux de chômage a diminué de trois dixièmes de point et se situe à 6,5 pour cent. On compte 800 chômeurs de moins en région qu'il y a un an.

Les 10 600 chômeurs de 2015 représentent le même nombre qu'en 2013. À ce chapitre, ces deux années sont les deux meilleures du cycle des cinq dernières.

La contrepartie étant toutefois qu'on recense 2900 Estriens de moins au sein de la population active et qu'au net, il y a 2100 personnes de moins en emploi. Ce recul nous ramène à la situation de 2012 (population active de 159 800), brisant ainsi le cycle de croissance des deux dernières années.

La direction régionale d'Emploi-Québec est à colliger l'ensemble des données de 2015 en préparation de son « Bulletin annuel sur le marché du travail », qui présentera une analyse plus détaillée quant aux fluctuations dans les différentes catégories d'emplois.

« Globalement, nous sommes dans une situation assez similaire à celle de l'an dernier », convient à la lumière de ces premiers résultats le député provincial de Sherbrooke, Luc Fortin. Ce dernier s'attend toutefois à une amélioration cette année.

M. Fortin se réfère notamment aux projets dont il a été question ces dernières semaines à Sherbrooke, soit le désir de relocalisation de Costco ainsi que le carrefour de santé projeté par le groupe Immex, qui comprendrait l'implantation d'une superclinique sur le site délaissé par BRP.

« Il appartient aux élus municipaux d'évaluer ces projets. C'est tout de même une preuve que les investisseurs sont au rendez-vous. L'an dernier, deux chantiers majeurs ont été réalisés de chaque côté de la rivière Magog et le projet Urbano va se poursuivre en 2016. Pour moi, ce sont tous des signes encourageants », relève-t-il.

Selon M. Fortin, le passage de Philippe Couillard à la Chambre de commerce de Sherbrooke, en novembre dernier, a semé des graines.

« Le premier ministre a interpellé la communauté d'affaires. Or, il y a eu des suites à cet appel. Un dirigeant d'entreprise est notamment venu me voir avec un projet considérable, qui impliquerait plusieurs emplois, ici à Sherbrooke. Nous sommes en démarches d'accompagnement pour voir comment nous pouvons répondre à ses attentes ».

Dans le même esprit, affirme M. Fortin, le gouvernement Couillard n'attend que le signal de la Ville de Sherbrooke pour annoncer sa participation à la reconfiguration du secteur des Grandes-Fourches.

« Ça commandait de notre côté des sommes plus importantes que la seule réfection du pont, notamment pour l'aménagement d'un nouveau carrefour giratoire. Les nouvelles infrastructures seront moins coûteuses à entretenir pour le gouvernement provincial en même temps qu'elles offriront des opportunités de développement très intéressantes », se réjouit-il.

Les engagements du gouvernement provincial pour soutenir la revitalisation du centre-ville ne prévoient cependant pas de contribution pour un éventuel musée de l'auto qui mettrait en valeur la collection de voitures de la famille Demers de Thetford Mines, précise le député. De toute façon, ce projet du maire est visiblement en panne d'essence.

Le député Fortin s'attend à ce que son gouvernement accentue ses interventions à caractère économique en 2016.

« Est-ce qu'on pourra poser davantage de gestes en 2016 pour stimuler l'économie? Moi, je pense que oui. Je suis persuadé que c'est aussi l'intention de notre premier ministre et la direction que prendra notre gouvernement puisque l'atteinte de l'équilibre budgétaire devrait dégager une marge de manoeuvre ».

Comme on le sait, la compagnie américaine 2050 Motors a visité au cours des derniers mois l'ancienne usine Hyundai de Bromont, qui pourrait répondre à ses besoins pour l'assemblage de voitures électriques. Une telle implantation aurait des retombées indirectes positives pour Sherbrooke et ses équipes universitaires de recherche.

Étonnamment, il n'a aucunement été question de mettre les forces régionales en commun même si Bromont est dans la circonscription du ministre responsable de l'Estrie, Pierre Paradis.

« Il n'a jamais été question de cela avec Pierre », avoue candidement le député Fortin.

Ah bon!

Le bilan n'est pas si pire, mais ça pourrait être mieux, car s'il y a une faiblesse évidente au sein de l'équipe économique des libéraux de l'Estrie, elle est là : ça manque de cohésion.

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