La signature du maire

Si l'aéroport finit par prendre son envol et... (Archives, La Tribune)

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Si l'aéroport finit par prendre son envol et que vient s'y greffer dans un avenir rapproché le projet de 22 M  $ d'Airpole, pour y exploiter un centre d'expertise en sécurité, le maire Sévigny y laissera son empreinte en ayant prouvé ses dires.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) CHRONIQUE / L'omniprésence de Denis Coderre dans les médias est telle qu'il semble être la bougie d'allumage de tout ce qui bouge à Montréal.

Bien que le retour d'une franchise de la Ligue nationale de hockey à Québec ne soit toujours qu'hypothèse, Régis Labeaume s'est transformé en agent promotionnel l'an dernier pour nous convaincre que « son » amphithéâtre n'a rien à envier à son grand frère de la métropole. Il semble avoir réussi.

Vidéotron s'affiche en grande pompe à Québec tandis que Cogeco a déroulé sa bannière corporative sur le bord du Saint-Laurent, à Trois-Rivières, où « Le monde est fou » depuis que le Cirque du Soleil a fait revivre la belle époque du groupe Beau Dommage sur la grande scène portant la signature du maire Yves Lévesque.

N'était-ce pas Sherbrooke qui, la première, avait offert un pont aux créateurs du Cirque du Soleil, du temps de la Cité des rivières? Remontez dans le temps, au tournant des années 2000, vous retrouverez dans nos archives quelques traces de ces rêves abandonnés...

À quelle (s) réalisation (s) d'envergure associez-vous le nom de Bernard Sévigny après ses six premières années à la mairie de Sherbrooke?

Le temps finira peut-être par renverser les perceptions, mais le toit de la Place Nikitotek pour garantir la présentation du spectacle Cowboys s'est avéré pour le maire Sévigny un rodéo lui ayant attiré plus de ruades que d'applaudissements.

L'année qui démarre devrait par ailleurs nous apporter la liaison aéroportuaire commerciale régulière et le transporteur de première classe présentés comme d'indispensables outils de développement économique pour la région. Si l'aéroport finit par prendre son envol et que vient s'y greffer dans un avenir rapproché le projet de 22 M$ d'Airpole, pour y exploiter un centre d'expertise en sécurité, le maire Sévigny y laissera son empreinte en ayant prouvé ses dires, à l'effet que cette voie était aussi structurante et prometteuse que le fut la mise en chantier de l'Autoroute des Cantons-de-l'Est.

Pour jouir de tous ces bénéfices politiques lors du rendez-vous électoral de novembre 2017, M. Sévigny devra toutefois finaliser les pourparlers avec le gouvernement fédéral sur les services de sécurité, franchir l'étape de promotion et de rodage de la liaison aérienne et compléter le financement d'Airpole. Deux années seront vite passées pour accomplir tout cela.

Les résultats les plus probants du maire découlent de décisions administratives. C'est moins pour ses qualités de visionnaire que de gestionnaire que Bernard Sévigny a su se construire et maintenir à ce jour une bonne cote de popularité. Cette image d'efficacité sera-t-elle mise à mal par le compte de taxes indexé de près de 5 pour cent qu'une majorité de Sherbrookois recevra à la fin du mois de janvier?

Test politique

L'année 2016 ne sera vieille que de quelques semaines quand le maire Sévigny subira un test politique, son premier plus risqué, considérant qu'il a été réélu sans réelle opposition au moment où il s'est présenté devant les Sherbrookois pour solliciter un second mandat.

Si la grogne se répand chez les citoyens, elle pourrait servir de catalyseur à celles et ceux qui veulent s'unir pour lancer un autre parti politique municipal. Bernard Sévigny le sait très bien puisque son parti a pris racine dans l'insatisfaction exprimée lors du référendum qui avait infligé une défaite à l'administration Perrault sur le plan d'urbanisme.

Rappelons qu'au départ,

M. Sévigny devait envisager un duel avec l'ex-maire Perrault. Il était loin de se douter que « Monsieur Sherbrooke » lui ferait un cadeau inattendu en annonçant un an à l'avance qu'il ne solliciterait pas de renouvellement de mandat. Le chef du Renouveau sherbrookois s'était alors retrouvé à pouvoir mener sa barque comme il l'entendait sans avoir à se frotter constamment au maire qui avait un pied dans la porte.

Bernard Sévigny pourrait-il causer la même surprise en annonçant en cours d'année que ce mandat à la mairie sera son dernier? Je ne parierais pas ma maison là-dessus, mais c'est une hypothèse que les fonctions ministérielles de Marie-Claude

Bibeau au sein du cabinet Trudeau rendent plausible. Des opportunités inattendues pourraient s'offrir à M. Sévigny dans le sillon de la carrière fédérale de sa conjointe.

La seule certitude en politique, c'est qu'elle apporte toujours son lot de surprises. En cela, 2016 ne fera pas exception. Nous découvrirons lesquelles en cours d'année...

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