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La hausse de taxes atteindra 4,5 %

Bernard Sévigny imposera vraisemblablement pour l'année financière 2016... (Archives, La Tribune)

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Bernard Sévigny imposera vraisemblablement pour l'année financière 2016 la plus forte hausse de taxes depuis qu'il est arrivé à la mairie de Sherbrooke.

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
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(SHERBROOKE) CHRONIQUE / Ménagez sur vos emplettes des fêtes, car vous aurez à jouer au père Noël en janvier!

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Bernard Sévigny

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Bernard Sévigny imposera vraisemblablement pour l'année financière 2016 la plus forte hausse de taxes depuis qu'il est arrivé à la mairie de Sherbrooke. À moins d'un changement de dernière minute, l'augmentation se situera dans la fourchette du 4,5 pour cent, selon ce qu'a pu apprendre La Tribune.

Une telle ponction serait quatre fois supérieure au taux d'inflation - qui se voulait la cible initiale - et serait deux fois supérieure à la hausse moyenne de 2,2 pour cent observée depuis six ans, soit depuis que M. Sévigny a succédé à Jean Perrault.

Chaque point de pourcentage rapportant 1,6 M$ de plus à la Ville en taxation, les déboursés supplémentaires pour les Sherbrookois dépasseront les 7 M$ si une majorité d'élus entérine le budget.

La moitié de cette somme servira à compenser la baisse de 3,5 M$ des revenus qui proviendront de la vente d'électricité. Les profits d'Hydro-Sherbrooke sont réduits par des coûts d'approvisionnement plus élevés payés à Hydro-Québec ainsi que par les investissements de 32,5 M$ qui sont requis afin d'augmenter la capacité de distribution du réseau.

Les chiffres ne sont pas tous définitifs dans le budget sur lequel les élus sherbrookois ont travaillé au cours de la fin de semaine, mais ceux-ci traduisent l'essentiel des paramètres financiers convenus en prévision de la prochaine année.

Ces hausses de taxes appréciables s'additionneront aux effets du nouveau rôle d'évaluation pour tous les propriétaires dont la valeur de la maison a augmenté de plus de 5,9 pour cent. Pour ceux qui sont sous cette moyenne, le nouveau rôle produira plutôt un effet d'amortissement sur le compte de taxes.

Au cours des dernières années, l'administration Sévigny s'est félicitée d'avoir réussi à épargner les Sherbrookois. Le maire avait appuyé cette prétention de tableaux qui, pour la période 2010-2014, nous plaçaient tout juste derrière Laval et Québec en ce qui a trait à l'évolution du compte de taxes dans les dix villes de la province comptant 100 000 habitants et plus.

Prudence

Sherbrooke devançait Lévis et Trois-Rivières à ce chapitre et faisait nettement mieux que Saguenay.

Tout de même forcé d'admettre au terme de son premier mandat qu'il n'avait pas réussi à tenir sa promesse de contenir les hausses de taxes au niveau de l'inflation, le maire Sévigny s'est montré plus prudent lors de l'élection de 2013. L'article 2,7 du programme de son parti lie le chef du Renouveau sherbrookois à l'engagement « de veiller à ce que le niveau de taxation respecte la capacité financière des citoyens ».

Pas mal moins contraignant.

Le budget 2016 est l'avant-dernier avant le rendez-vous électoral de l'automne 2017. Pour le maire Sévigny, ses représentants autant que pour les conseillers indépendants, un rattrapage fiscal de cet ordre représente un risque moins élevé cette année qu'il ne le serait l'an prochain.

Il faut d'ailleurs remonter à 2008, l'avant-dernier budget de l'ère Perrault, pour retrouver une hausse de taxes aussi élevée que celle qui est dans l'air cette année. L'effort moyen demandé aux contribuables sherbrookois avait alors été de 4,37 pour cent, toutes catégories d'immeubles confondues, retrace-t-on dans le discours du budget prononcé par l'ex-maire Perrault.

En 2008, les coûts de gestion des matières résiduelles des Sherbrookois avaient explosé en raison de la fermeture du site d'enfouissement ayant longtemps permis à la Ville de disposer de ses déchets à bas prix en plus de tirer des revenus d'exploitation. Bernard Sévigny et Robert Pouliot ne s'étaient pas ralliés à ces arguments. Les deux conseillers municipaux avaient voté contre le budget Perrault.

Le même scénario risque fort de se répéter cette année, dans des rôles différents, car il serait étonnant que le budget que proposera dans quelques semaines le tandem Sévigny-Paquin soit adopté sans dissidence.

Sous la gouverne du maire Sévigny, la plus forte majoration de taxes jusqu'à maintenant a été de 3,07 pour cent. C'était en 2011.

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