Franchir le pas et partir en 2017

En Afrique du Sud, les possibilités de safaris... (La Tribune, Jonathan Custeau)

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En Afrique du Sud, les possibilités de safaris sont nombreuses pour voir gambader les zèbres ou pour admirer les éléphants.

La Tribune, Jonathan Custeau

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CHRONIQUE / Le débat de 2016 reviendra immanquablement en 2017. Pas celui de savoir où on va, mais celui de savoir si on doit vraiment partir. A-t-on trop effeuillé les marguerites pour avoir envie de continuer? Avons-nous les ressources nécessaires? Surtout, risquons-nous de nous retrouver du mauvais côté d'une pluie de balles si nous choisissons de partir?

La peur a toujours été mauvaise conseillère. Elle nous fournit toutes les raisons de ne pas partir. Remarquez, si l'envie n'y est pas, il n'y a rien de mal. Mais si la peur de trop dépenser, la peur de ne pas savoir vous débrouiller, la peur de ne pas comprendre la langue ou la peur des attentats vous retient, il reste un pas à franchir.

Vrai qu'on a vu l'horreur s'abattre sur Paris, Bruxelles, Istanbul et Berlin. Vrai qu'on y pense un peu, maintenant, à la façon d'échapper à une catastrophe si on se retrouvait coincé entre deux feux. Les attentats ne sont pas plus nombreux qu'avant. On en parle beaucoup plus, c'est tout.

Sur le site du gouvernement du Canada, on cite tellement d'autres risques pour la santé des voyageurs : routes en mauvais état, attaques à la grenade, kidnapping, conflits armés... C'est sans parler du fameux zika, du virus du Nil, de la malaria et de toutes ces maladies transmises par les insectes, l'eau et la nourriture. Si on s'y arrêtait, on ne partirait jamais.

J'ai entendu des histoires d'horreur sur l'Inde, la Chine, l'Afrique du Sud, et même sur plusieurs pays d'Europe. Même en visitant la Turquie, en pleine période de manifestations à la place Taksim, j'ai ressenti un grand sentiment de sécurité. Ce qui ne signifie pas qu'on doive être naïf.

Et pour la langue : les pays francophones sont assez nombreux pour commencer une exploration avant de se lancer dans quelque chose de plus compliqué. Mais partout ailleurs, avec une bonne gestuelle, on finit toujours par s'en sortir.

Le budget? Certains pays sont si abordables qu'on peut se payer du confort sans se ruiner. Amenez-les vos raisons de rester à la maison, je me promets de vous fournir des contre-arguments.

Alors, en 2017, on va où?

Pour la nature

Si vous cherchez un pays de nature, mon coup de coeur demeure l'Afrique du Sud. Non seulement les possibilités de safaris sont nombreuses dans les multiples parcs nationaux, où gambadent les zèbres et où s'abreuvent les éléphants, mais la végétation y est abondante et les côtes magnifiques.

Côté nature, si la randonnée vous plaît, les paysages de la Nouvelle-Zélande, lieu de tournage pour la trilogie du Seigneur des anneaux, offrent des possibilités infinies ou presque. On peut y grimper des volcans, y explorer des fjords et s'isoler de la civilisation. Un peu comme en Islande, un pays beaucoup moins loin, mais où le coût de la vie est un tantinet plus cher.

Pour le français

Je disais que la langue ne doit pas être une barrière. No speaking english? No entiendes espanol? La France demeure le choix le plus évident. Vous galérerez peut-être à commander du beurre à Paris, où on ne comprendra pas votre accent, mais pour tout le reste, ça ira. La Tour Eiffel est incontournable, bien sûr, mais on peut s'aventurer à Versailles, Carcassonne, Bordeaux, ou se laisser tenter par la gastronomie alsacienne ou la chaîne de montagnes des Alpes.

Sinon, la Belgique, son chocolat, ses gaufres, son Atomium à Bruxelles, ou la vieille ville historique de Bruges sont des choix logiques. Vous avez dit chocolat? Vous pouvez aussi vous offrir la Suisse et sa surprenante capitale, Berne, qui garde quelques ours au coeur de la ville. Ou en profiter pour visiter l'ONU à Genève.

Parler français tout en étant dépaysé, c'est possible... - image 2.0

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Parler français tout en étant dépaysé, c'est possible au Maroc, particulièrement dans la médina de Fès. - La Tribune, Jonathan Custeau

Pour le dépaysement

Des fois, on veut juste sentir qu'on est ailleurs. Être ailleurs et parler français, c'est possible au Maroc, où il ne faut absolument pas manquer la médina de Fès et sa tannerie. Le Sahara, qu'on peut explorer aussi en Tunisie, constitue une belle occasion de s'éloigner un peu beaucoup de la monotonie du quotidien.

Sinon, pour vraiment se sentir ailleurs, on peut opter pour la Birmanie, où on est certain de tester notre système D. La population, très, très gentille, nous aidera toujours autant que faire se peut. Il s'agit d'un pays rempli de beauté.

Pour l'histoire

Reculer dans le temps peut être séduisant. On le fera en écarquillant les yeux devant les immenses pyramides mayas du Mexique ou du Guatemala, devant le Machu Picchu au Pérou ou devant les ruines qu'offrent l'Italie et la Grèce. Les livres d'histoire recèlent d'images du Colisée ou de l'Acropole.

Pour une histoire moins reluisante, l'énigmatique Berlin et son fameux mur, la très jolie Cracovie, et le camp d'Auschwitz à proximité, et les champs de la mort, dans un Cambodge offrant aussi les fascinants temples d'Angkor Wat, ne seront jamais de mauvais choix.

Pour aimer tout, tout, tout

Enfin, pour aimer tout, tout, tout de votre voyage, outre l'Islande identifiée plus tôt, je conseille le Danemark, où il n'y a de négatif que la pluie fréquente, et la Turquie, si l'angoisse des attentats peut être surmontée.

En ce qui me concerne, pour la première fois, je laisse une porte grande ouverte aux surprises et aux choix de dernière minute. Chose certaine, je commencerai mes périples de l'année au Rwanda et en Ouganda, avec une escale forcée, vol oblige, au Qatar. Sinon, ma boule de cristal me promet Madagascar, Chicago, l'Allemagne et peut-être Israël. Sauf que ma boule de cristal a toujours tendance à manquer un peu de précision. Bonne année 2017, et surtout, bon voyage!

Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com

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