Cuisiner les pommes et les herbes

Si vous êtes du type à garder les Smarties rouges pour la fin, vous comprendrez... (La Tribune, Jonathan Custeau)

Agrandir

La Tribune, Jonathan Custeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Mulhouse) Si vous êtes du type à garder les Smarties rouges pour la fin, vous comprendrez facilement que ma dernière journée à Mulhouse a été la plus chargée et la plus significative. Évidemment, nous avons encore mangé beaucoup et nous avons mis la main à la pâte.

Le défi du jour devait consister à conduire une deux-chevaux entre Mulhouse et Ungersheim, une ville pas tellement loin où se trouve l'Écomusée d'Alsace, une espèce de Village québécois d'antan. Le site compte 74 bâtiments, 3200 espèces animales et végétales et environ 100 hectares de terrain... Problème! Moi pas conduire manuel. Mon collègue blogueur non plus. Et on parle d'un bras de vitesse non conventionnel à manoeuvrer.

Notre accompagnatrice nous a donc servi de chauffeur. À l'Écomusée, nous avons enfilé des costumes traditionnels, question de bien attirer l'attention. Imaginez des Français découvrant des Canadiens dans un habit d'époque de l'Alsace. Oulala!

Nous avons relevé avec brio notre défi de faire une tarte aux pommes, piece of cake (!) après avoir réussi déjà une tarte aux quetsches vendredi. Nous avons aussi fait des galettes de pommes de terre bien traditionnelles. Non, je n'ai pas mis le feu! Mais j'ai tout de même cassé un plat en cuisinant. Oups! Une chance que le « village » compte sur son propre potier pour réparer les pots cassés.

La deux-chevaux, décapotable par-dessus le marché, nous a ensuite conduit au Parc du Petit Prince, où nous avons retrouvé l'enfant en nous. Loin d'être un Disney World, l'endroit est plutôt calme, mais offre quelques activités intéressantes tant pour les parents que les enfants. Si une envolée en montgolfière était prévue à notre horaire, le vent beaucoup trop fort nous aura cloués au sol.

Nous n'avons donc pas dessiné de moutons, mais nous avons vu de vrais renards et fait un tour de chaises volantes.

Le clou du voyage est survenu pour le souper, alors que la fatigue commençait à frapper à la porte. Au Jardin de la Tuilerie, un Bed and Breakfast de Pfastatt, nous avons eu droit à un repas cinq services très original. Les propriétaires, Henri et Rossella, ont mis 12 ans à bâtir leur jardin et ils ont encore bien des plans pour l'améliorer. Presque tout le repas qu'ils nous ont servi était composé de plantes prélevée à même leur cour arrière, digne d'un jardin botanique.

Le couple est thérapeute et vante les vertus des fleurs de Bach, un assortiment de 38 plantes médicinales aux pouvoirs fascinants. Ils sont en train de constituer un parcours regroupant chacune de ces plantes.

Ils en ont long à raconter, Henri et Rossella, et les écouter est plus qu'intéressant. Outre les betteraves fraîchement cueillies, ils nous ont servi des tortellinis aux orties du jardin et, au dessert, une espèce de pouding aux pissenlits. Étrangement délicieux. J'ai tout à coup une envie de m'intéresser davantage aux plantes qui m'entourent.

Notre journaliste a été invité par Atout France.

Suivez-le en direct sur les médias sociaux

et au jonathancusteau.com.

Partager

À lire aussi

  • Un petit canard avant de partir?

    Le Bourlingueur

    Un petit canard avant de partir?

    L'aventure en France se termine pour les huit blogueurs invités qui avaient été répartis dans quatre villes à travers le pays. Pour la dernière... »

  • Du marché et du vignoble

    Le Bourlingueur

    Du marché et du vignoble

    Le défi de la troisième journée de l'aventure France Festive est simple : survivre à la quantité de nourriture qu'on nous présentera. Facile?... »

  • Les quetsches et la voiture à 40 millions

    Le Bourlingueur

    Les quetsches et la voiture à 40 millions

    Toujours à Mulhouse, France, pour quatre jours de défis. Si on peut croire que c'est la Fête de la gastronomie, c'est plutôt le festival du mot... »

  • Mulhouse comme au Québec

    Le Bourlingueur

    Mulhouse comme au Québec

    Mulhouse! C'est le nom de la ville mystère qu'il y avait dans l'enveloppe qui m'attendait à l'aéroport juste avant de décoller pour la France,... »

  • Partir relever le défi de la gastronomie

    Le Bourlingueur

    Partir relever le défi de la gastronomie

    Partir, c'est forcément se lancer vers l'inconnu. On aura beau avoir tout planifié, on tombera toujours sur une grève des transports en commun, une... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer