L'envie de déménager au Danemark

Copenhague... (La Tribune, Jonathan Custeau)

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Copenhague

La Tribune, Jonathan Custeau

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On a l'habitude de voir la tour Eiffel de Paris, le signe emblématique de Las Vegas, le Colisée de Rome et le Taj Mahal de l'Inde sur les photos de voyage. Tout le monde rapporte, avec raison, un souvenir photo de son passage dans ces endroits mythiques. Ils nous racontent, encore avec raison, toutes les aventures qui méritent d'être vécues à chacun de ces endroits.

Un stationnement à vélos à Copenhague.... (La Tribune, Jonathan Custeau) - image 1.0

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Un stationnement à vélos à Copenhague.

La Tribune, Jonathan Custeau

Mais il y a aussi quelques endroits dont on entend toujours parler sans trop les connaître. On m'a souvent répété que Prague est certainement la plus belle ville du monde. Sauf qu'on a difficilement une image qui nous vient en tête à l'évocation de la capitale tchèque. Idem pour Copenhague, capitale du Danemark, qu'on encense à tout vent. Tous ceux qui y sont allés n'en disent que du bien.

Mine de rien, tu me dis Copenhague, et moi, tout ce que je vois, c'est la statue de la petite sirène installée quelque part dans le port. Je me souviens qu'on lui a coupé la tête deux fois et qu'on l'a même expédiée en Chine pour l'exposition universelle de Shanghai. Je sais aussi qu'elle doit être aussi décevante que le Manneken Pis de Bruxelles, une autre icône surévaluée. Sinon?

Sinon on en dit que les gens y sont heureux. Paraît que le bonheur se cache sous chaque pierre, qu'on en met dans le café le matin et qu'il en tombe du ciel même quand il pleut. Mettons que c'est une métaphore. Mais je suis quand même parti à la rencontre du bonheur, à la fin août, en gardant assez d'espace dans mon sac à dos pour en ramener une pleine pelletée.

Déjà, en sortant de l'aéroport de Copenhague, on sent le calme. On se trouve à 15 minutes du centre-ville, pas tout à fait au milieu de nulle part, avec l'impression de débarquer dans une banlieue tranquille. Le métro ne déborde pas. Il n'est pas nécessaire de planter son coude dans les côtes du voisin pour avoir un peu d'espace. Ça ne fourmille pas comme à Montréal, disons.

D'emblée, on verra des dizaines de vélos sillonnant les routes de tous les côtés. Le flux ne s'interrompt que rarement. On en voit avec les enfants sur un siège à l'arrière, d'autres qui possèdent une boîte à l'avant suffisamment grande pour y transporter la progéniture ou la dernière commande d'épicerie. C'est vrai qu'avec une taxe de 180 % sur l'achat d'une voiture, ça donne envie de pédaler. Même les stationnements de bicyclettes sont énormes.

Peut-être le soleil qui se pointait pour une des premières fois de l'été dans ce petit pays scandinave a-t-il influencé les premières impressions. Toujours est-il que oui, Copenhague pue le bonheur.

Ils sourient à pleine dent en sonnant férocement la sonnette de vélo, les Danois, elles avec leurs longs cheveux blonds flottant au vent, eux piqués à quatre épingles dans leur costume longiligne. Ils sont beaux, en forme et heureux, les Danois. Tout pour qu'on les déteste d'envie.

On dit aussi qu'ils sont parmi ceux qui parlent le mieux anglais de toute l'Europe. Fait vérifié, du moins dans la capitale. Tout le monde comprend l'anglais et rien ne laisserait soupçonner que ce n'est pas leur langue maternelle. Certains parlent même le français sans complexe.

Quand on n'a pas de boulot à abattre et qu'on n'est que de passage, on peut se permettre de marcher Copenhague, dont le centre n'est pas particulièrement étendu. Marcher longuement dans les grands parcs, parsemés d'arbres matures et de lacs, ou le long de la rivière donne envie de s'attarder. On flâne et y'a rien qui nous intéresse davantage.

L'architecture moderne, superbement agencée aux vieilleries des siècles derniers, nous laisse bouche béante à nous demander pourquoi, nous, on n'en a pas de ça. Il y a des bâtiments vitrés aux bureaux agglutinés de chaque côté, si bien que le centre, consacré aux aires de repos, permet de voir complètement à travers l'édifice.

Entre deux parcs, on trouvera souvent des bars à jus, qui serviront des préparations fraîches tout à fait succulentes. Il y aura aussi des restaurants végétaliens ou paléos.

À travers tout ça, le portefeuille se vide à une vitesse folle, coût de la vie danoise oblige, ce qui ne m'a pas empêché d'ajouter Copenhague à la liste des capitales où je m'établirais sans broncher. Et ce n'est pas à cause de la petite sirène.

Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com

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