La surprise Budapest

Budapest... (La Nouvelle, Jonathan Custeau)

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Budapest

La Nouvelle, Jonathan Custeau

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La meilleure façon de ne pas être déçu, c'est de ne pas avoir des attentes trop élevées. Ainsi, quand on rêve de Venise, qu'on s'imagine qu'il y a toujours une musique d'accordéon qui flotte dans l'air pendant que les gondoliers défilent sur les canaux, on risque fort d'être déçu.

À Venise, les canaux dégagent une odeur d'égout. Les gondoliers ne vous offriront une tournée dans leur embarcation que si vous videz votre portefeuille. Et il y a probablement plus de chances que vous y expérimentiez une inondation que de chances que vous tombiez amoureux à tous les coins de rue.

C'est tout le contraire de Rome, où malgré toutes les attentes du monde, il y aura toujours quelque chose pour nous impressionner. Je ne parle pas de ses deux lignes de métro, qui ne vont nulle part et qui ne sont vraiment pas particulièrement utiles. Le Colisée, la place Saint-Pierre, la fontaine de Trevi, le mont Gianicolo, il y a de quoi écarquiller les yeux pendant plusieurs jours.

Ceci dit, les plus belles surprises sont celles qu'on n'attend pas. Ce sont les escales qu'on accepte de faire en route vers un endroit que l'on tient vraiment à visiter. Ce sont les villes qu'on nous a recommandées et dont on n'avait jamais entendu parler avant.

Mon coup de coeur le plus inattendu est venu de la ville de Budapest en Hongrie. À part son pont des Chaînes, chaudement recommandé par un collègue, je n'en connaissais pas grand-chose.

J'avais néanmoins inscrit Budapest dans mon itinéraire avec l'objectif de visiter les quatre capitales les plus rapprochées de l'Europe, soit celle de la Hongrie, mais aussi Vienne en Autriche, Prague en République tchèque et Bratislava en Slovaquie.

On dit de Prague que c'est une des plus belles villes du monde, de Bratislava que les gens y sont particulièrement jolis, et de Vienne, on connaît les palais et l'héritage de Freud. Mais la Hongrie?

Le séjour avait mal commencé. J'avais couru pour attraper le métro le plus près de l'aéroport sans savoir que le billet acheté pour l'autobus ne permettait pas un transfert sur les rails. Résultat, je me trouvais à bord d'un wagon sans un titre de transport valide.

À chacun des arrêts, les portes des wagons s'ouvraient sur des agents de police qui vérifiaient scrupuleusement que les passagers arrivés à destination avaient bien acquitté leurs droits de transport. Avec toute la chance du monde, à ma station, la plus grosse de toute la capitale, on omettait les vérifications. Je me suis dit que j'en devais une au hasard.

N'importe quelle journée splendide vaudra un temps à flâner le long du Danube, surplombé de nombreux ponts. Les rives sont bien jolies, de jour comme de soir, notamment en raison de la présence du parlement gigantesque, grandiose, et impressionnant en raison de sa symétrie.

Le parc Varosliget n'est pas nécessairement impressionnant, mais il est agréable de s'y promener. On y trouve aussi le plus populaire des bains publics, qui compte des piscines de plusieurs températures différentes et des saunas tous plus étouffants les uns que les autres.

Quand les Hongrois suggèrent d'aller aux bains en après-midi et de ne rien prévoir par la suite, il faut les écouter. J'avais plutôt suivi un autre conseil local, celui d'acheter un billet pour un spectacle à l'opéra, une façon économique de visiter ce bâtiment magnifique. Les effets des bains se faisant sentir, j'ai cogné des clous pendant qu'un opéra de Shakespeare recevait de chauds applaudissements.

Quand est venu le temps de quitter Budapest, je retenais son immense marché public et la colline de Buda. Je me disais que j'y reviendrais. J'ai par la suite été déçu de Bratislava, dont on disait beaucoup de bien. C'est bien pour dire...

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