Les importations privées: partie 1

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Archives La Tribune, Maxime Picard

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CHRONIQUE / Au Québec, on est chanceux. Suffit d'aller dans une SAQ pour le réaliser. On y trouve des vins qualitatifs des quatre coins du monde. Vous en voulez plus? Vive les importations privées!

Avoir accès à autant de diversité chez un marchand de vin, c'est drôlement unique. Vous cherchez les plus grandes appellations de France? En voici! Vous aimez sortir des sentiers battus avec des régions inusitées comme le Liban, la Turquie et l'Inde? En voilà! Pourtant, la SAQ ne peut offrir à elle seule le catalogue mondial du vin. Même si elle est bonne à se rouler par terre, une bouteille peut se voir refuser une place sur les tablettes de la SAQ pour diverses raisons : volume insuffisant, étiquette non conforme, etc.

C'est ici que les agences spécialisées en importation privée interviennent. Elles sont en quelque sorte les entremetteuses entre les petits vignerons et le Québec, comme le décrit si bien Sophie Ouellet de l'agence À Boire Importation. Bien que très prisées par les restaurateurs, les importations privées (IP) sont aussi accessibles à monsieur et madame Tout-le-Monde. Même que certaines agences s'adressent uniquement aux particuliers! Trop dispendieuses les IP? Contrairement aux idées reçues, il y a des bouteilles pour tous les goûts et tous les budgets (oui, oui, même sous les 20 $). Voilà un immense terrain de jeu pour les passionnés de cuvées inédites et exclusives.

Fait important à connaître, tout passe quand même par la SAQ. Celle-ci est la seule autorisée à importer du vin au Québec. La société d'État veille donc à la cueillette des bouteilles chez le vigneron, à leur transport et à leur entreposage jusqu'à la vente. Chaque agence devient ensuite responsable d'écouler ses stocks auprès des particuliers, restaurants, hôtels, bars à vin, clubs de vins, etc.

Ceci étant dit, comment se procure-t-on ces bouteilles maintenant? Voilà qui est beaucoup plus simple qu'il n'y paraît. Découvrez-le dans ma chronique la semaine prochaine!

Suggestions de la semaine

La Rioja 2015, Torrontés Tonel 46

(Tanium - 22,95 $)

La Grande Dégustation de Montréal est l'un des rendez-vous incontournables au Québec pour dénicher des IP intéressantes. Dégusté lors de la dernière édition, le Tonel 46 fut assurément l'une de mes plus belles trouvailles. Ce torrontés à la fois expressif et délicat libère des arômes de fleurs et de fruits exotiques. Ami des fruits de mer, il fera un malheur avec des sushis.

Valle del Maipo 2014, Espino Malbec, William Fèvre

(Sélections Oeno - 19,90 $)

Ce domaine fut fondé à la suite de l'heureuse rencontre entre le Chilien Victor Pino Torche et le vigneron français William Fèvre, débarqué au Chili à la recherche d'un terroir pour planter du chardonnay. Disponible auprès de l'agence Sélections Oeno, ce rouge à moins de 20 $ fera l'unanimité auprès de vos papilles. Issu du trio malbec (85 %), merlot (10 %) et cabernet sauvignon (5 %), il sent bon les épices, la vanille et la violette. Combo gagnant avec un pâté chinois rehaussé de chorizo. PS : Vous êtes hésitant? Essayez d'abord son petit frère, le chardonnay, disponible à la SAQ. Voilà qui devrait dissiper tout doute possible.

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