Un premier autobus scolaire électrique dans les rues de Sherbrooke

Un autobus scolaire électrique sillonne maintenant les rues sherbrookoises : la... (La Tribune, Isabelle Pion)

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La Tribune, Isabelle Pion

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(SHERBROOKE) Un autobus scolaire électrique sillonne maintenant les rues sherbrookoises : la Commission scolaire Eastern Townships (CSET) a fait l'acquisition du premier véhicule électrique du genre en Estrie.

L'organisation, qui possède sa propre flotte d'environ 78 véhicules, a fait une demande au ministère de l'Éducation afin d'obtenir le financement pour cette acquisition estimée à environ 250 000 $. Bruce Banfill, coordonnateur des services de transports scolaires, indique que l'investissement sera rentabilisé en environ sept ans.

Le véhicule est rechargé au garage de la commission scolaire, et la durée de recharge complète est de cinq heures.

« Autobus Lion nous avait approché l'automne l'an passé pour nous annoncer qu'il avait un véhicule électrique. On a fait une demande au ministère pour savoir comment on pouvait obtenir un véhicule (...) Il y en a 25 qui se promènent sur les chemins depuis le début de l'année scolaire. Il y en avait quand même l'an passé qui se promenaient au Québec (...)

L'autonomie du véhicule, de la compagnie Lion de St-Jérôme, est de 120 km. Le territoire sherbrookois est privilégié pour cette nouvelle acquisition, puisqu'il compte des trajets d'une centaine de km. Le territoire de la CSET est immense. « Notre flotte fait plus de deux millions de km par année », précise M. Banfill. Des élèves de l'école secondaire sherbrookoise Alexander-Galt, par exemple, proviennent de Stanstead.

« Même le moteur électrique est fabriqué au Québec, et les batteries... Les composantes autour du véhicule sont faites en Beauce », énumère entre autres M. Banfill. On encourage les emplois chez nous. »

La conduite du véhicule nécessite une certaine adaptation, notamment pour les descentes, indique le conducteur Mario Audet, qui suit une formation liée au nouveau véhicule.

« Le véhicule se recharge en descendant une côte, illustre M. Banfill. Le conducteur doit adapter sa conduite. Quand il descend la côte, il faut qu'il joue avec sa pédale pour qu'il y ait une regénération, pour que l'énergie retourne à la batterie. »

La Commission scolaire de la Seigneurie des Milles-Îles a annoncé la semaine dernière que certains de ses élèves seraient transportés par un véhicule électrique, grâce à l'acquisition de son transporteur Yves Séguin & fils. La Commission scolaire de la Capitale a également fait une annonce semblable cette semaine.

Du côté de la Société de transport de Sherbrooke (STS), l'organisation compte 22 véhicules hybrides (sur une flotte de 88), mais pas d'autobus électrique.

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