Carrément mauvais

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

Constamment, on entend à la radio ou on lit même dans le journal une mauvaise interprétation du terme «carré», utilisé dans les mesures de surface. Par exemple : «J'ai une chambre de quatre mètres carrés.» Or quatre mètres carrés correspondent à peine à la surface du lit dans cette chambre, qui a en réalité quatre mètres «de côté» (4 m x 4 m), soit seize mètres carrés. Pourriez-vous en parler dans une prochaine chronique?
Jean-Marie Dubois
Sherbrooke

En fait, je n'ai pas grand-chose à ajouter, vous expliquez très bien cette nuance.

Effectivement, avec les années qui les séparent de plus en plus de leur dernier cours de géométrie, les journalistes, lesquels ont généralement plus d'affinités avec les lettres qu'avec les chiffres, peuvent en venir à croire qu'une pièce de quatre mètres sur quatre mètres, c'est une chambre de quatre mètres carrés (puisque c'est en faisant 4 au carré que l'on obtiendra la mesure de surface). Ils oublient que le mètre carré est une unité de mesure en soi. Allez, on retourne à ses cahiers de 4e année!

Le seul dièse que je pourrais apporter à votre remarque est l'utilisation de la préposition sur. En effet, on doit parler d'une pièce de quatre mètres sur quatre mètres, et non quatre mètres par quatre mètres, calqué sur l'anglais.

L'autre jour, j'ai dit à un ami que j'avais «perdu la carte» pour lui signifier que je m'étais endormi. Pouvez-vous me dire d'où vient cette drôle d'expression?

Sherbrooke

On ne peut pas dire que l'expression «perdre la carte» soit la plus appropriée lorsqu'on s'assoupit soudainement, car la carte dont il est question, c'est une carte géographique. Donc, perdre la carte, c'est être embrouillé, mélangé... Bref, dans la même situation qu'un navigateur, un aviateur ou un automobiliste qui aurait perdu la carte lui permettant de suivre son chemin.

Cette expression est toutefois davantage utilisée ici par rapport à la France, où elle est considérée comme vieillie. Nos cousins préfèrent perdre le nord ou perdre la boussole.

Maintenant, si vous vouliez dire que le fait de vous assoupir vous a momentanément désorienté, l'expression peut convenir.

Perles de la semaine

D'habitude, j'attends un peu avant de présenter les prétendants à la Coquille d'or de La Tribune, en décembre. Mais la récolte a déjà été faste. Voici quelques perles heureusement corrigées avant publication.

«C'est tout le temps un peu différent en fonction de ce qu'on récent», explique la musicienne.

Les auditeurs de l'Estrie seront très heureux de retrouver celui qui a dominé les côtes d'écoute.

Du trouble obsessif à la dépendance, en passant par certain très de caractère, l'artiste suggère que tous ont une intelligence différente.

Après avoir passé 20 ans à diriger la chorale, il estime qu'il est tend de passer le flambeau.

D'ici là, la jeune femme multiplie les concours de champs.

Questions ou commentaires?Steve.bergeron@latribune.qc.ca.

Séance d'orthographe fait relâche pour deux semaines. Prochain rendez-vous le 18 juin!

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